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Tennis: les femmes sont encore désavantagées par rapport aux hommes

Photo Getty Images/AFP
Photo portrait de Jessica Lapinski

Jessica Lapinski

2024-09-27T19:29:55Z

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Même si elle est l’une des rares femmes à la tête d’une des épreuves les plus prestigieuses au monde, et même si elle a vu le tennis féminin évoluer grandement depuis les années où elle tentait de percer dans le circuit, Valérie Tétreault estime qu’il y a encore fort à faire pour qu’on puisse parler d’une réelle équité entre les joueurs et les joueuses.

Si l’Omnium Banque Nationale du Canada offrira, à compter de 2027, des bourses égales aux hommes et aux femmes, ce n’est pas le cas partout ailleurs dans le circuit, a rappelé cette semaine la directrice du volet montréalais.

«Si l’on compare les épreuves de niveau 500 ou Challenger, il y a encore beaucoup plus d’argent du côté masculin que féminin, note Valérie Tétreault. Ce qui veut dire que les hommes ont plus d’opportunités que les femmes de gagner leur vie avec le tennis.»

0,80$ pour les femmes, 1$ pour les hommes

L’ancienne joueuse s’exprimait dans le cadre de la semaine de l’égalité des sexes 2024, pour laquelle Tennis Canada et la Banque Nationale ont dévoilé dans les derniers jours une nouvelle campagne de marketing, qui vise à promouvoir l’avancement des femmes et des filles au tennis.

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Le tennis est peut-être l’un des sports «les plus avancés» en la matière, ajoute Mme Tétreault, mais ça ne veut pas dire que tout est rose.

L’an dernier, avant que les tournois de catégories 100 et 500 n’annoncent leur objectif d’offrir des bourses équitables, le New York Times rapportait que les joueuses de la WTA touchaient environ 0,80$ pour chaque dollar remporté par les joueurs de l’ATP.

«Pourtant, je me déplace sur le circuit avec la même équipe qu’un homme. Mais parfois, il m’arrive de quitter un tournoi dans le rouge, ce qui n’est vraiment pas facile pour nous, les joueuses», avait à l’époque regretté Leylah Fernandez (vous pouvez relire l’entrevue ici).

Pour qu’elles continuent à jouer

Et si les bourses sont une chose, il existe d’autres enjeux qui entourent la participation féminine au tennis à tous les niveaux, a pointé Valérie Tétreault. Peu deviennent encore entraîneuses, rappelle-t-elle. Et à l’adolescence, la rétention des joueuses demeure une problématique.

Mme Tétreault explique que même si la partie n’est pas gagnée, et qu’elle ne le sera sans doute qu’à «long terme», des initiatives ont déjà été mises en place par la fédération afin que les joueuses continuent à pratiquer le tennis.

«On a créé des tournois qui sont spécifiquement pour les filles, avec un format qui est différent», a-t-elle notamment évoqué au sujet de ces épreuves qui, même si elles demeurent «une compétition», sont plus «axées sur tout le côté social qui peut venir avec le tennis».

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