Tennis: Félix Auger-Aliassime «paye encore un peu le prix» de son excellente fin de saison


Jessica Lapinski
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Quelque six mois se sont écoulés depuis l’exceptionnelle séquence qu’a connue Félix Auger-Aliassime l’automne dernier, mais le Québécois admet encore «qu’il paye un peu le prix» de tous ces matchs disputés.
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Ainsi, le neuvième mondial espère que la pause forcée à laquelle une blessure au genou gauche l’a contraint dans les dernières semaines aura un effet positif sur ses prochains résultats.
«J’ai joué beaucoup de tennis dans les derniers mois», a rappelé «FAA» au site de l’ATP, en marge du Masters de Madrid, où il fera son retour à la compétition à compter de vendredi.
«Je me sens de mieux en mieux. [...] C’est la réalité du circuit, a-t-il ajouté. Mais [cette pause] m’a permis de passer du temps à la maison, loin du circuit et du stress de jouer des matchs tout le temps.»
«Beaucoup de tennis», c’est en fait un euphémisme. L’automne dernier, Félix a remporté pas moins de 16 matchs d’affilés, une séquence au cours de laquelle il a enrichi son palmarès de trois titres ATP. Puis, il y a eu cette qualification pour le tournoi de fin de saison et ce fameux couronnement du Canada à la Coupe Davis, fin novembre, auquel la raquette de 22 ans a grandement contribué en gagnant tous ses matchs de simple et de double.

Auger-Aliassime ne s’est pas longuement reposé après cet exploit: il a pris la direction du Togo natal de son père, Sam, afin de suivre les progrès de son œuvre caritative, puis a joué un tournoi d’exhibition à Dubaï, avant de mettre le cap vers l’Australie pour le début de la présente campagne.
Des défaites inattendues
Depuis, le Québécois peine à surfer sur la vague de ce fabuleux automne 2022, comme en témoigne sa fiche de 12 victoires contre sept revers.
Évincé au quatrième tour des Internationaux d’Australie, il n’a jamais réussi à s’y sentir à l’aise. Certes, il y a eu en début d’année deux défaites contre le Russe Daniil Medvedev, devenu au fil des ans sa bête noire. Mais il y a également eu des revers inattendus, comme le plus récent face à l’Argentin Francisco Cerundolo, au troisième tour du Masters de Miami.
Félix a donc profité des dernières semaines pour se reposer, passer son permis de conduire et... s’entraîner, bien sûr. «J’ai pu aller au gym et travailler sur d’autres aspects de mon jeu, ce qui est rare, tout en faisant de la réadaptation pour mon genou», a-t-il pointé.
Hautes ambitions, basses attentes
Même s’il a joué beaucoup de tennis dans les derniers mois – avec tous les voyages que cela implique –, «FAA» connaît les impacts positifs d’une telle pause.
Après ses trois titres consécutifs, son entraîneur, Frédéric Fontang, avait souligné au Journal que l’élimination précoce de son protégé avait sans doute contribué à lui permettre de vivre une pareille séquence. «Il y avait longtemps qu’on n’avait pas eu autant de temps pour faire du travail physique», avait analysé le Français.
Mais pour l’instant, Félix dit ne pas viser aussi haut. En fait, il amorcera la campagne sur terre battue (contre l’Australien Jason Kubler, 63e, ou le Serbe Dusan Lajovic, 40e) avec «de hautes ambitions, mais de basses attentes», a-t-il dit aux médias.
«D’une certaine façon, j’espère faire très bien et je suis confiant que je peux y arriver, a expliqué celui qui a atteint les quarts à la Caja Magica, l’an dernier. En même temps, je vais m’attendre un peu au pire, ou plutôt, à ce que tout soit vraiment difficile. Je pense que je vais devoir être très concentré dès le premier match.»