Tennis: Alexis Galarneau a fait un pas en arrière parce qu'il voulait tellement jouer au tennis cette semaine

Jessica Lapinski
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Alexis Galarneau est habitué à graviter dans l’antichambre de l’ATP, en attendant d’atteindre l’objectif qu’il s’est fixé. Mais un tournoi comme celui auquel le quatrième meilleur joueur au pays prendra part, cette semaine à Saint-Augustin-de-Desmaures, le Québécois n’en avait plus joué depuis deux ans.
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Avant de mettre les pieds dans la région de Québec, lundi, le Lavallois de 25 ans se disait qu’il serait peut-être difficile de trouver la motivation pour aller chercher les quelque 5000$ remis en bourse au gagnant dans un tournoi de la catégorie ITF M25, mais surtout, les maigres 25 points au classement.
Finalement, c’est tout le contraire, a affirmé Galarneau, mardi, à la veille de son premier match, prévu pour 18h. «Je suis hyper motivé, a dit en souriant le 216e joueur au monde, qui a louangé notamment la qualité des installations. Et c’est sûr que d’être au Québec, ça aide.»
Le parfait plan B
En fait, c’est que Galarneau voulait tellement jouer au tennis cette semaine, en raison de la qualité récente de son jeu, qu’il a demandé dans les derniers jours à Tennis Canada s’il y aurait de la place pour lui à Saint-Augustin-de-Desmaures, plutôt que de prendre une semaine de pause.
Le Québécois souhaitait d’abord disputer le Challenger de Knoxville, dans le Tennessee, mais il n’a pu s’inscrire à temps.
La banlieue de Québec représentait donc le parfait plan B pour celui qui a atteint la demi-finale au Challenger de Charlottesville. Et une sacrée belle nouvelle pour le directeur du tournoi, Pierre-Luc Tessier, qui pourra miser sur une tête d’affiche québécoise pour son événement, regroupant majoritairement des joueurs classés au-delà du 300e rang sur l’ATP.
À un moment où de plus en plus de joueurs clament en avoir marre du calendrier trop chargé, Galarneau, lui, dit se plaire à parcourir la planète pour disputer des matchs. Même si les conditions sur le circuit Challenger ne sont pas toujours faciles.
Et même s’il n’a pu atteindre l’objectif qu’il s’était fixé en début d’année, soit de se tailler une place parmi les 100 meilleurs au monde.
Progresser malgré l’adversité
Le sympathique athlète l’admet: lorsqu’il est passé chez les pros après son stage universitaire, il y a environ trois ans, il ne croyait pas que le processus pour monter les échelons du classement serait aussi long.
«Aucun compétiteur ne pense ça, pointe Galarneau. Mais j’ai eu de l’adversité, des blessures au mauvais moment, ce qui n’était pas évident.»
Ces moments plus durs lui ont peut-être valu des questionnements sur la suite de sa carrière – ce qui lui arrivait aussi chez les juniors, assure-t-il –, mais à 25 ans, le Québécois continue de s’accrocher au rêve qu’il nourrit depuis son enfance.
Le tennis qu’il joue dernièrement l’encourage à le faire. «Ce que je trouve important, note-t-il, c’est de sentir que je progresse. Et c’est le cas présentement.»
Un champion en Grand Chelem en action
Il y aura un champion en Grand Chelem en action cette semaine à Saint-Augustin-de-Desmaures. L’Américain Kaylen Bigun est un champion junior, certes, qui a gagné le titre à Roland-Garros cette année, mais un champion quand même.
«Son niveau de jeu, c’est de la trempe de Félix Auger-Aliassime quand il était jeune», explique le directeur du tournoi, Pierre-Luc Tessier, au sujet du deuxième joueur au monde chez les juniors, âgé de 18 ans.
Avant même qu’Alexis Galarneau ne confirme sa présence en banlieue de Québec, l’ancien entraîneur se réjouissait de la qualité du tableau principal qu’il allait présenter cette semaine aux amateurs de tennis.
Comme un joueur de la LNH
Une qualité qui s’améliore d’année en année, mentionne-t-il. Premièrement, parce que cette année, l’événement se tiendra tout juste avant le Challenger de Drummondville.
Et deuxièmement, parce que les joueurs qui y sont venus au cours des dernières saisons passent le mot à leurs amis.
«Mon dernier joueur, dans le tableau principal, est environ 600e au monde, ce qui est vraiment très fort», note M. Tessier, qui souligne également la belle représentation.
Bon, 600e, ça peut paraître loin, mais plusieurs participants sont classés aux environs du 300e ou 400e rang sur l’ATP. «Au hockey, le 300e meilleur joueur au monde joue dans une équipe de la LNH», compare Pierre-Luc Tessier.