Temple de la renommée du Rouge et Or: Gino Brousseau et Mathieu Bertrand parmi la première cohorte de 15


Richard Boutin
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Dans le cadre du 75e anniversaire du programme, la première cuvée du Temple de la renommée du Rouge et Or de l’Université Laval a été dévoilée mercredi au PEPS.
Un total de 15 athlètes, entraîneurs et administrateurs ont été honorés et ont reçu «l’Orion, pièce souvenir qui symbolise l’excellence, le dépassement et le rayonnement, trois valeurs au cœur de l’héritage du Rouge et Or».
Parmi cette première cohorte, on retrouve notamment le volleyeur Gino Brousseau (1986-1990), qui a mené le Rouge et Or à son premier titre national en 1990 et qui a connu une belle carrière dans les rangs professionnels ainsi qu’avec l’équipe canadienne en participant, notamment, aux Jeux olympiques de 1992 comme joueur et à ceux de 2021 comme entraîneur adjoint.

Il a évolué en France et au Japon avant de revenir à Québec, où il a rejoint le programme de football du Rouge et Or, dans un premier temps au sein de la supervision académique, avant de renouer avec le volleyball comme adjoint de Pascal Clément et, maintenant, comme entraîneur-chef.
«J’ai reçu plusieurs honneurs au fil des ans, mais celui-ci se retrouve au sommet, a confié Brousseau. Peu importe si je jouais avec l’équipe nationale ou chez les pros, je n’ai jamais renié d’où je venais et j’ai toujours tenté d’être le meilleur ambassadeur possible pour le Rouge et Or. Tout jeune, c’était un rêve de jouer pour le Rouge et Or.»
Brousseau se souvient très bien de son retour au bercail quand il a mis un terme à sa carrière en 2003. «Quand je suis revenu, le Rouge et Or était là pour moi, a-t-il exprimé. Je suis encore là 20 ans plus tard. Les rôles sont maintenant inversés. C’est à mon tour de former des modèles pour représenter le programme du Rouge et Or.»
Ses meilleurs souvenirs? «Notre victoire au championnat canadien en 1990 sera marquée dans ma mémoire à jamais. Après avoir tout gagné à Limoilou, on l’a eu dur à Laval à mes trois premières années avant de finalement gagner.»
Joueur qui a propulsé le programme de football
Avec un parcours semblable à celui de Brousseau, le quart-arrière Mathieu Bertrand fait lui aussi son entrée au Temple de la renommée. Après des Coupes Vanier en 1999 et en 2003, Bertrand s’est transformé en centre-arrière pendant neuf ans dans la LCF avant de rentrer au bercail pour se joindre au personnel d’entraîneurs en 2012.
«Je suis très honoré et sans mots à l’idée de penser que je fais partie de la première cohorte. Ma femme, qui est à mes côtés depuis le jour un à Laval, est présente, tout comme mes enfants, dont ma fille, qui est née à Québec avant que je parte à Edmonton. Ma femme a fait de nombreux sacrifices au fil des années.»
Alors que la période de recrutement bat actuellement son plein au football universitaire et que les plus beaux espoirs sont courtisés, Bertrand, lui, a été une prise déterminante en 1998 pour le jeune programme du Rouge et Or, qui en était seulement à sa quatrième saison d’existence.
«Je n’ai pas été la recrue la plus difficile à convaincre, a-t-il souligné. À l’époque, les universités faisaient la tournée des cégeps pour rencontrer les recrues et je n’avais assisté à aucune rencontre parce que je savais que je voulais aller à Laval. Je voulais faire partie de l’histoire de [la construction] d’un programme. Quand on a gagné notre première Coupe Dunsmore en 1999, c’est comme si on avait déjà gagné la Coupe Vanier.»
Avec le recul, Bertrand a-t-il l’impression d’avoir pris un risque en optant pour un programme naissant? «Je venais d’un petit programme [Trois-Rivières] qui évoluait dans le calibre AAA depuis seulement deux ans. J’avais confiance en mes moyens, mais je ne me voyais pas comme un sauveur. J’ai eu la chance d’être entouré par des coéquipiers qui avaient tous la même mission d’aller jusqu’au bout.»
Son plus beau souvenir
Si les conquêtes de la Coupe Vanier sont au cœur de ses plus beaux souvenirs, Bertrand n’oubliera jamais la Coupe Dunsmore de 2003. «C’était mon dernier match au PEPS en carrière et j’avais parlé à la foule après notre victoire. On n’a jamais revu ça. J’ai toujours été très, très près des amateurs et c’est ce dont je suis le plus fier. Encore aujourd’hui, des gens me montrent des photos prises avec eux quand j’étais joueur.»
