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Temple de la renommée du baseball: un «5%» nécessaire pour Russell Martin

Russell Martin lors d’un match préparatoire des Blue Jays de Toronto disputé au Stade olympique, à Montréal, le 27 mars 2018.
Russell Martin lors d’un match préparatoire des Blue Jays de Toronto disputé au Stade olympique, à Montréal, le 27 mars 2018. Photo MARTIN CHEVALIER
Photo portrait de Benoît Rioux

Benoît Rioux

2025-01-20T23:30:00Z

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On peut déjà l’annoncer avant même le dévoilement officiel prévu pour mardi soir: le Québécois Russell Martin ne sera pas élu au Temple de la renommée du baseball, à Cooperstown, à sa première année d’admissibilité. 

• À lire aussi: Cet ancien gérant des Expos est décédé à 83 ans

En fait, le défi pour Martin est plutôt d’obtenir suffisamment de votes, soit 5% de tous les bulletins soumis, pour que son nom figure à nouveau au scrutin en vue de l’année prochaine. Ce résultat sera connu durant la soirée de mardi.

Le Montréalais Richard Griffin fait partie de ceux qui ont voté en faveur de l’ancien receveur.

«Je ne veux pas qu’il soit exclu des bulletins», d’indiquer franchement Griffin, qui figure parmi les votants à titre d’ancien journaliste et chroniqueur au Toronto Star.

Richard Griffin
Richard Griffin Photo PIERRE DUROCHER

L’homme de baseball a aussi travaillé, durant sa prolifique carrière, au département des communications autant chez les Expos de Montréal que chez les Blue Jays de Toronto.

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«J’ai voté pour Russell pour différentes raisons, mais surtout pour ce qu’il a fait comme receveur, a précisé Griffin. Je me souviens particulièrement d’une conversation avec lui, alors qu’il avait décidé de passer son tour pour représenter le Canada à la Classique mondiale, où il m’expliquait que son rôle premier était de bien connaître ses lanceurs dans le baseball majeur afin de bien les diriger.»

Déjà un exploit!

Le simple fait que son nom figure une première fois parmi les candidats pour le Temple de la renommée est déjà un exploit louable pour le Québécois, une preuve incontestée de la grande carrière qu’il a connue dans le baseball majeur.

«C’est spécial que son nom soit sur les bulletins, car il y a seulement un petit pourcentage des joueurs du baseball majeur qui méritent cet honneur», d’insister Griffin.

Seulement 13 autres anciens joueurs ont en effet eu droit à cette faveur, cette année, dont Ichiro Suzuki, CC Sabathia, Felix Hernandez et Dustin Pedroia, qui semblent les plus susceptibles de faire leur entrée au Panthéon un jour. Suzuki et Sabathia pourraient même être couronnés, mardi soir, dès leur première occasion. Le releveur Billy Wagner, qui en est pour sa part à sa 10e et ultime chance, risque aussi d’être finalement accueilli parmi les légendes. Autrement, Carlos Gonzalez, Curtis Granderson, Adam Jones, Ian Kinsler, Brian McCann, Hanley Ramirez, Fernando Rodney, Troy Tulowitzki et Ben Zobrist visaient tous le fameux 5% à leur première année sur les bulletins.

Prolifique carrière

En date de lundi, d'après certaines données compilées par le spécialiste «NotMrTibbs», le nom de Martin figurait sur 3,7% des bulletins (7 sur 187). Or, plusieurs des 392 votes possibles n’avaient pas été rendus publics.

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«Russell a guidé ses différentes équipes vers six participations consécutives aux éliminatoires, soit les Yankees (2011 et 2012), les Pirates (2013 et 2014) et les Blue Jays (2015 et 2016), ce qui est assez extraordinaire, a encore fait remarquer Griffin. Je sais que Russell n’a pas des statistiques dignes du Temple de la renommée offensivement, mais il a été marquant parmi les receveurs de sa génération au même titre que Johnny Bench à son époque [de 1967 à 1983].»

Russell Martin dans l’uniforme des Pirates de Pittsburgh, en 2014.
Russell Martin dans l’uniforme des Pirates de Pittsburgh, en 2014. Photo d’archives USA TODAY SPORTS / JAYNE KAMIN-ONCEA

Martin, qui a joué pour les Dodgers de Los Angeles, les Yankees de New York, les Pirates de Pittsburgh et les Blue Jays de Toronto au cours de sa carrière, a participé aux éliminatoires 10 fois au total en 14 saisons dans le baseball majeur. Parmi les honneurs individuels, le Québécois a pris part au Match des étoiles à quatre reprises, remportant un Gant doré et un Bâton d’argent en 2007, dans l’uniforme des Dodgers, alors qu’il n’en était qu’à sa deuxième saison. Si la route pour Cooperstown devait s’arrêter abruptement pour le receveur, il faut rappeler que Martin a déjà été intronisé, en juin 2024, au Temple de la renommée du baseball canadien, à St. Marys, en Ontario.

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