Témoignage touchant de Katerine Savard sur son rêve brisé de participer à ses 4e Jeux olympiques


Richard Boutin
Partager
TORONTO | Dans un touchant témoignage sur ses réseaux sociaux, la nageuse Katerine Savard parle de la dernière semaine passée à Toronto où elle n’a pas été en mesure de réaliser son rêve de se qualifier pour ses 4e Jeux olympiques, ce qui aurait constitué un record dans la natation féminine canadienne.
Médaillée de bronze au 4X200m libre aux Jeux olympiques de Rio en 2016, Savard s’était aussi qualifiée pour les Jeux de Londres en 2012 à seulement 18 ans et à ceux de Tokyo en 2021 après s’être accordée une pause de 18 mois alors que la motivation n’était plus au rendez-vous.
Savard a partagé ses sentiments sans faux fuyants. «Oui j’ai beaucoup de peine, oui je n’ai pas réussi mon rêve, non je n’ai pas échoué, a-t-elle exprimé. Oui je suis fière de ma carrière, mais oui je suis déçue de ma semaine, oui j’y ai vraiment cru.»
Après le 100m papillon en lever de rideau des Essais, lundi, la nageuse native de Pont-Rouge a pris le départ du 200m libre, mardi, et du 100m, vendredi, où ses derniers espoirs se sont envolés alors qu’elle n’a pas été en mesure de se qualifier pour la finale A.
L’amour de la natation intact
À peine 24 heures après ce cruel dénouement, la nageuse du club de natation de Québec (CNQ) n’a pas toutes les réponses, mais elle est toujours en amour avec son sport.
«Non je n’ai pas d’explication, non je ne sais pas si c’était la dernière fois de ma vie que je montais sur un bloc de départ, a-t-elle écrit. Oui j’aime encore la natation, oui mes courses sont finies pour la semaine et non je ne regrette rien à mon changement de coach.»
Au retour du championnat mondial à Doha en février dernier, Savard avait pris la décision de quitter le club CAMO et son entraîneur Greg Arkhurst parce qu’elle ne se trouvait pas dans un bon état d’esprit et de rentrer à Québec retrouver sa mère et sa famille ainsi que son premier coach, celui qui l’avait mené aux Jeux de Londres.
Présente aux Essais, sa mère a été d’une aide précieuse depuis son retour à Québec et pendant toute sa carrière.
Plans incertains
Savard ne sait pas pour le moment ce que l’avenir lui réserve. «Non je ne sais pas si je vais vivre à Québec ou à Montréal, non je ne sais pas si je vais enseigner dans les prochains jours, car oui je suis aussi enseignante au primaire. Non je ne sais pas quels seront mes prochains rêves de vie, oui je suis perdue, oui je sais que je finirai par être fière de moi.
Pelletier et son l'entraîneur Claude St-Jean qui l'a mené aux Jeux de Rio nous ont dit, vendredi, qu’ils verraient très bien Savard dans un rôle d’entraîneure, vantant ses qualités d’enseignante et son plaisir d’être avec les jeunes.
L’importance des rêves
Et Savard conclue avec l’importance de se fixer de grands objectifs.«Non ce ne sont pas tous les rêves qui se réalisent mais oui c’est important de rêver grand