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Tarifs, tensions et Trump: l’économie québécoise a mieux résisté que prévu en 2025, affirme Guy Cormier

Photo portrait de Claudie Arseneault

Claudie Arseneault

2025-12-15T20:57:49Z

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Alors que plusieurs craignaient une récession en 2025, l’économie québécoise a finalement mieux résisté que prévu, estime Guy Cormier, président sortant du Mouvement Desjardins. Il voit d’un bon œil l’année 2026 grâce à la capacité d’adaptation des secteurs. 

L’arrivée de Donald Trump au pouvoir, en début d’année, a ravivé les craintes de guerre commerciale. Plusieurs industries redoutaient l’imposition rapide de tarifs douaniers.

Avec ces bouleversements sur les marchés, plusieurs ont émis des prévisions de récession pour 2025. Selon Guy Cormier, l’économie n’était pas aussi pire qu’on l’aurait cru.

«On oublie qu’il y a peut-être seulement 10 mois on parlait de l’arrivée des tarifs. En janvier-février, on était dans ce psychodrame-là», a avancé Guy Cormier en entrevue à LCN.

«À la fin 2025 ce qu’on peut dire, c’est que l’économie québécoise, canadienne et nord-américaine est beaucoup plus résiliente qu’on aurait pu penser», a-t-il affirmé.

«Finalement, on voit que l’économie elle est plus solide qu’on pensait», a-t-il ajouté.

Capacité à s'adapter

La construction résidentielle au Québec, les investissements, l’intelligence artificielle et les investissements de gouvernements en défense sont tous des mesures qui ont permis de réduire l’impact des tarifs douaniers, d’après l’ancienne tête forte de Desjardins.

L’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM) a également permis près de 90% des échanges économiques dans l’accord de libre-échange à l’abri des tarifs.

«Ça nous a grandement épargné une période économique plus difficile», a-t-il précisé.

Mais ce qui a réellement sauvé l’économie au Québec, selon Guy Cormier, c’est la capacité d’adaptation. C’est «le plus positif» et ce qui le rend «optimiste pour le futur».

«Aujourd’hui, on voit que les gouvernements, les citoyens, les entrepreneurs, tout le monde s’est retroussé les manches, s’est adapté et a cherché des solutions», a-t-il lancé.

L’économie a tenu bon, malgré un contexte beaucoup plus incertain qu’anticipé.

Et... en 2026?

En 2026, les prévisions des économistes n’envisagent pas de récession pour le moment, mais il n’y aura pas de «grosse croissance économique» non plus.

Pour Guy Cormier, l’enjeu économique proéminent au pays pour l’année 2026 sera la renégociation de l’entente entre le Canada, les États-Unis et le Mexique.

Il se dit «préoccupé», mais se rassure en voyant les gouvernements proactifs pour chercher des solutions. «C’est [sur] cet élément qu’il va falloir être vigilant en 2026», a-t-il précisé.

Les tensions géopolitiques, les tarifs douaniers et l’inflation vont se poursuivent en 2026, selon Guy Cormier, et ces facteurs «amènent de la fébrilité sur les marchés boursiers».

Pour visionner l'entrevue, cliquez sur la vidéo ci-dessus.

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