Suzuki et Caufield: le vieux couple du Canadien devra apprendre à se réapprivoiser

Jonathan Bernier
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«Quand ils reviennent ensemble après avoir été éloignés pendant quelque temps, ça va mieux. C’est comme un couple.»

On ne sait pas si Martin St-Louis parlait en connaissance de cause. On n’est pas allé jusque-là. Mais l’entraîneur-chef du Canadien fondait beaucoup d’espoir dans la réunion de Nick Suzuki et Cole Caufield, sur le premier trio, après 11 matchs à avoir fait « chambre à part ».
Les deux membres du couple préféré de St-Louis, sur la glace on s’entend, ont mis du temps à retrouver leur complicité. Complété par Sean Monahan jusqu’en troisième période, le premier trio du Canadien a connu une première moitié de rencontre qui fut loin d’être torride.
«Il faudrait que je revoie le match», a déclaré St-Louis au terme de la rencontre, évitant ainsi de qualifier la tenue du duo.
En fait, dans ce revers de 5 à 4 subi en prolongation aux mains des Red Wings, il n’y a pas que le premier trio qui a éprouvé des ennuis à réchauffer l’ambiance. C’était 3 à 0 pour les visiteurs lorsque Justin Barron a sauvé ce qui restait de la première période avec un but marqué avec seulement sept secondes à écouler.
«Je ne sais pas ce qui se passe. C’est peut-être parce qu’on a une jeune équipe, a indiqué Mike Matheson en tentant une hypothèse. Je me souviens qu’à mes débuts dans la ligue, je trouvais ça difficile d’être prêt pendant 82 matchs. C’est une portion du travail qui est sous-estimé.»
La rotation doit finir

La prolongation de contrat de Samuel Montembeault, annoncée vendredi, permettra à Kent Hughes de voir un peu plus clair dans la situation de ses gardiens. Avec le Bécancourois sous contrat pour les trois prochaines saisons, le directeur général du Canadien peut désormais jouer ses cartes avec un peu plus d’assurance.
Le hic, c’est que la récente tenue de Jake Allen risque de refroidir les homologues de Hughes qui sont à la recherche d’un gardien. Depuis qu’il a remporté la coupe Molson du mois d’octobre, Allen a perdu les six matchs qu’il a amorcés.
Samedi soir, face aux Red Wings, il n’a pas été le principal responsable de la défaite. Mais il n’a pas fait de miracle non plus. Il a cédé cinq fois sur 33 tirs.
Le temps est peut-être venu de mettre fin à la rotation systémique des trois gardiens et d’offrir à Montembeault quelques départs consécutifs. Question de savoir s’il a vraiment de la graine de numéro un.
D’ailleurs, c’est Hughes lui-même, au moment de commenter la signature de Montembeault, en matinée, qui affirmait que son gardien avait besoin de répétition pour être en mesure d’être évalué convenablement.
Là, c’est le temps.
Aucun tir en 61 secondes
L’attaque massive a enfin produit. Nick Suzuki a mis fin à une disette de 27 occasions. Néanmoins, St-Louis n’a pas paru trop impressionné par le travail de cette unité.
«C’est le fun d’aller chercher un but, mais on a eu un bonbon. La rondelle a passé par-dessus la palette de leur joueur, ce qui nous a permis de garder la rondelle. Suzuki a fait un jeu individuel avec un écran devant lui, a-t-il décrit. Ça fait du bien, mais on a encore beaucoup de travail à faire là-dessus.»
Ce qui passe peut-être mal aux yeux de l’entraîneur, c’est que ses troupiers ont été incapables de décocher le moindre tir au but pendant les 61 secondes qu’a duré leur supériorité numérique de deux hommes.
Comme si ce n’était pas assez, Christian Fischer avait marqué plus tôt en infériorité numérique. À ce moment, en huit matchs et une période, le Canadien avait accordé plus de buts avec l’avantage d’un homme (2) qu’il en avait lui-même inscrit (0).
Ça ne fait pas des enfants forts.