Suzuki et Caufield: la marque des grands!

Marc de Foy
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Sachant que le Canadien et les Leafs présenteraient des formations plus relevées lundi soir, je me suis installé devant mon téléviseur pour regarder le match. J’étais curieux de voir comment les membres de la formation régulière du Tricolore se comporteraient.
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Avant que les troupiers de Martin St-Louis ne se rapprochent à un but des Leafs dans les dernières secondes de la deuxième période, les performances de certains laissaient à désirer. Nick Suzuki et Cole Caufield, en particulier, étaient invisibles. Kirby Dach et Sean Monahan leur étaient de loin supérieurs.
Collectivement, le Canadien était dépassé par la vitesse d’exécution des Leafs. Ça tournait vite autour de Jake Allen. Même s’il avait accordé trois buts jusque-là, dont un cadeau à Noah Gregor, le vétéran avait quand même limité les dégâts.
Les Leafs auraient pu retourner au vestiaire avec une avance relativement confortable après 40 minutes de jeu. Quand ils ont repris une priorité de deux buts dans la 12e minute de la troisième période, on pensait bien que les carottes étaient cuites pour le Canadien, mais non.
Le Tricolore a pressé sur le champignon. Les Leafs ne savaient plus où donner de la tête à leur tour.

Capables de changer un match
C’est à ce moment qu’on a vu ce que des joueurs de grand talent peuvent accomplir dans des moments importants. Suzuki et Caufield ont commencé à jouer comme ils en sont capables et bingo ! En prolongation, Caufield a frappé la barre horizontale avec un tir du poignet typique et, sur le rebond, Suzuki n’a eu qu’à pousser la rondelle dans le filet.
Ces deux-là, on ne le répétera jamais assez, sont capables de déplacer des montagnes ensemble. Si le Canadien arrive un jour à leur dénicher un ailier droit régulier, on pourrait voir l’un des meilleurs trios de la Ligue nationale de hockey. Ce n’est pas que Josh Anderson fait du mauvais travail à leurs côtés. Anderson est bâti pour la grosse besogne, mais il ne possède pas le quotient hockey des deux autres. Il manque de fini.
Il serait tentant d’utiliser Kirby Dach en compagnie du duo Suzuki-Caufield, comme ce fut le cas pendant une certaine période la saison dernière. Mais Dach est trop bon et trop utile au centre pour l’envoyer à l’aile droite. Il a disputé tout un match lundi soir. Son but, en fin de deuxième période, a été inscrit au cours d’une infériorité numérique. Et il a participé au but d’Anderson qui a créé l’égalité 4 à 4 dans la dernière minute de la troisième.
Bon, il a été moins efficace dans le cercle des mises en jeu (30 %), mais il ne peut pas être parfait tout le temps.
Sean Monahan a livré, lui aussi, une excellente performance. Il a contribué au but de Mattias Norlinder, en supériorité, numérique et à celui de Dach. De plus, il a remporté 13 mises en jeu sur un total de 16 pour une super moyenne d’efficacité de 81 %. S’il reste en santé, il sera un bon atout dans le jeu de Martin St-Louis.
Ses ailiers Brendan Gallagher et Tanner Pearson ont pour leur part connu une soirée difficile, n’obtenant aucun tir au but.
Quel sort attend Mailloux ?
Du côté des recrues, Logan Mailloux s’est fait enlever la rondelle quatre fois, mais il s’en est tiré sans mal.
Commencera-t-il la saison avec le grand club ou avec le Rocket de Laval ?
Son sort pourrait être lié à l’état de santé de certains défenseurs, mais un séjour dans la Ligue américaine de hockey semble indiqué dans son cas.
Parlant de blessures, Jordan Harris s’est fait brasser le canayen toute la soirée. Mais tel Josh Gorges dans le temps, il rebondissait comme du caoutchouc.
Le camp se poursuivra avec un dernier match préparatoire, samedi soir, à Ottawa. Si les Sénateurs frappent comme ils l’ont fait lors de leur passage au Centre Bell, la semaine dernière, ça pourrait faire mal.