Suspension de Chad Kelly: le commissaire de la LCF et le DG des Argonauts sur la sellette

Agence QMI
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Rhéanne Marcoux, la directrice principale de l’image de marque des Blue Bombers de Winnipeg, n’a pas mâché ses mots concernant la gestion du cas du quart-arrière Chad Kelly par la Ligue canadienne de football (LCF) et les Argonauts de Toronto.
Mardi dernier, le circuit a suspendu pour un minimum de neuf parties le pivot des «Argos» pour avoir enfreint la politique du circuit en matière de violence fondée sur le genre.
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Une ancienne préparatrice physique de l’équipe torontoise a déposé une poursuite en février, affirmant qu’elle avait été congédiée pour avoir refusé les avances de Kelly. Elle a également affirmé que le club avait toléré le comportement harcelant du joueur par excellence de la saison 2023.
Vendredi, Marcoux a montré du doigt le laxisme du commissaire Randy Ambrosie et du directeur général des Argonauts, Michael «Pinball» Clemons.
«Pinball, vous avez dit hier: “Nous donnerons à Chad Kelly tout le soutien dont il a besoin”. Que faites-vous pour soutenir votre personnel féminin qui doit désormais travailler au quotidien avec un prédateur dans le bâtiment? Leur avez-vous seulement parlé de votre décision d’autoriser cela?» a écrit la femme dans X.
Pas la seule
Malgré la suspension, les «Argos» et la LCF permettent à Kelly d’être dans l’entourage de l’équipe.
«Comme moi-même et de nombreuses membres féminines du personnel de la Ligue l’avons communiqué à Randy Ambrosie, la gestion de cette situation extrêmement grave a été un échec complet et total, de haut en bas. Vous avez promis d’aller au-delà des recommandations de la Ligue», a poursuivi Marcoux.
.@pinball you said yesterday “we will give Chad Kelly all the support he needs”. What are you doing to support your female staff that now have to face coming to work every day with a predator in the building? Have you even spoken to them about your decision to allow this?
— Rhéanne Marcoux (@RheanneMarcoux) May 10, 2024
«Pourtant, à la première occasion, vous avez fait tout le contraire. Vous n’avez réussi qu’à minimiser une situation grave et à faire en sorte que les femmes de la Ligue se sentent sans valeur, sans respect et sans soutien. Faites mieux.»
Marcoux est la deuxième femme œuvrant dans le circuit Ambrosie à exprimer publiquement son mécontentement au sujet du cas Kelly.
«Je suis extrêmement déçue de voir que Chad a participé au camp des recrues de Toronto cette semaine, même s’il a été suspendu et n’a pas encore terminé les séances de thérapie et les évaluations exigées par la Ligue», a écrit jeudi dans X la directrice du contenu web et numérique de la LCF, Kristina Costabile.
«Comme cela a été le cas pour beaucoup d’entre vous, cela a représenté un défi pour moi personnellement et professionnellement à gérer. J’espère que vous savez que je continuerai à utiliser ma voix autant que possible lorsqu’il s’agira d’environnements de travail sûrs et inclusifs dans notre ligue.»
Cette situation est loin d’être la première du type dans le monde du football et du sport professionnel. En 2020, le quotidien «The Washington Post» a publié une série d’articles où une quarantaine de femmes accusaient le propriétaire des Commanders de Washington, Dan Snyder, de harcèlement sexuel. Il a depuis été contraint de vendre son équipe.
Au soccer en 2023, l’ex-président de la Fédération espagnole de soccer Luis Rubiales a été accusé d’agression sexuelle, a perdu son poste et a été suspendu pour trois ans par la FIFA pour avoir embrassé sur les lèvres, et sans son consentement, la joueuse Jenni Hermoso en lui tenant la tête à deux mains après la victoire de la sélection nationale féminine à la Coupe du monde.