Sur réception et souvent


Michel Beaudry
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Le tir a été dévié volontairement ou involontairement. Sinon, le joueur a pu s’emparer d’un retour concédé par le gardien. Sinon, le gardien a commis une erreur. Sinon il a perdu de vue la trajectoire du disque parce qu’un joueur lui a obstrué la vue. Sinon, un défenseur a mal réagi. Sinon, un autre a échappé la rondelle devant un rival alors que le but était ouvert...
Pour qu’une de ces situations survienne, il faut un élément obligatoire : il faut lancer au but.
Pourquoi Cole Caufield et Nick Suzuki ont-ils au moins deux fois plus de buts que leurs coéquipiers ? Parce qu’ils lancent deux fois plus que leurs coéquipiers.
Que ce soit Ovechkin, Gretzky dans le temps, ou Maurice dans l’autre temps, les vrais « scoreurs » jouent avec une idée en tête : tirer au but.
Tirer de partout
La loi de la moyenne est évidente et ne se transgresse pas. Généralement, les équipes qui dominent la ligue en avantage numérique ont cette qualité : ils tirent de partout et souvent.
C’est tout de même curieux de voir le Canadien dirigé par un ancien marqueur émérite ne pas lancer assez fréquemment en attaque à 5. Et même à 5 contre 3, on fait circuler la rondelle, mais on ne tire pas. Du moins pas assez !
La semaine dernière, après un entraînement en équipe, Martin St-Louis est resté sur la glace avec Kirby Dach et lui a fait pratiquer ses tirs. Génial ! Principalement les lancers sur réception, les one timers.
Ça fait partie de l’équation
Les Monahan, Gallagher, Anderson et autres attaquants devraient en faire autant tout comme les défenseurs appelés à participer aux avantages numériques.
Le hockey d’aujourd’hui n’a jamais été aussi rapide et l’exécution des tirs fait partie de l’équation.
Dans l’équipe de Montréal, Cole Caufield est l’exemple le plus évident. Ce fameux lancer décoché sans arrêter la rondelle, avec un élan restreint qui diminue l’avertissement, est devenu l’outil de l’heure dans la LNH et l’ennemi numéro des gardiens de but.
L'outil devenu indispensable
Si vous connaissez bien le hockey et/ou si vous y avez joué, vous savez que les tirs sur réception ne sont pas faciles à maîtriser.
Oui, il faut un certain talent pour réunir vitesse d’exécution, puissance et précision, mais l’élément le plus important, à mon humble avis, c’est la pratique, la répétition du geste.
S’il est une chose qu’un joueur de hockey professionnel peut toujours améliorer, c’est la qualité de ses lancers. Si je dirigeais une équipe de la Ligue nationale, mes joueurs auraient la réputation d’être les meilleurs tireurs du circuit. Je ne les lâcherais pas sur ce point.
Répéter et répéter
Un élément fort dans la vie de tout athlète, c’est la confiance, et, pour qu’elle s’installe solidement, il faut répéter et répéter.
Pratiquer, pratiquer et beaucoup plus que moins. À la fin de chaque entraînement régulier, il devrait y avoir une clinique de lancers.
L’avantage numérique s’analyse de plusieurs façons techniques et tactiques, mais si vous misez sur la stratégie de lancer le plus souvent possible en moins de deux minutes, vous ne serez pas loin de la vérité.
Philosophiquement, l’élément premier pour gagner au hockey, c’est de lancer au filet. Compter un but est une conséquence. Et à l’inverse, si vous ne lancez pas, jamais vous n’allez compter.
Vous avez deux minutes. Pas de temps à perdre !
De l’enclave
- Deux ans plus âgé que son frère Cole, Brock Caufield joue encore à l’Université du Wisconsin. Troisième compteur de l’équipe, Brock ressemble étonnamment à Cole. Il est un peu plus grand, mais il n’a pas le même talent de marqueur.
- En 1992, avec l’ancien du Canadien Danius Zubrus dans son alignement, l’équipe de Kharkov (Ukraine) avait gagné le Tournoi International pee-wee de Québec.
- Après une absence de 3 ans (pandémie oblige), les deux semaines du tournoi de Hockey International en Floride reviennent en avril prochain et il y a encore de la place pour les différents groupes de 30 ans et plus, 40 ans et plus ainsi que 50 ans et plus. Des équipes de la Norvège, des États-Unis, de la France et du reste du Canada sont inscrites. Communiquez avec Hockey International, c’est exceptionnel.
- Daryl Allan Katz est le propriétaire des Oilers d’Edmonton et, selon Forbes, il vaut 4,2 milliards. Un méchant moineau paraît-il !
- Dans le charmant petit resto Trebbiano de Longueuil, une centaine d’amis et de la famille ont célébré les 60 ans de Gilbert Delorme. Guitariste et chanteur invité, Bruno Delorme, le frère de Gilbert.
- Parmi les 6 arbitres québécois de la NHL, j’ai oublié de mentionner le nom d’Éric Furlatt de Trois-Rivières, la semaine dernière.
- Chez les juges de ligne du grand circuit, il y a 4 Québécois. Julien Fournier (Gatineau), Michel Cormier (Trois-Rivières), Jonathan Deschamps (St-Louis de France) et Johny Murray (Beauport).
- Le marchand Hockey Supremacy (Candiac) vend des équipements par internet partout sur la planète. Parmi les clients qui ne lésinent jamais sur la qualité et le prix des produits, il y a les joueurs du Nunavut.
- Les Ducks d’Anaheim connaissent le pire début de saison de leur existence (1993).
- Nathan Gaucher, premier choix d’Anaheim au dernier repêchage, connaît un excellent début de saison avec les Remparts de Québec. Oui, Gaucher est droitier.
- Larry Robinson a établi une marque encore jamais égalée. Il a complété la saison 76-77 avec un + 120 à sa fiche. Larry est aussi le leader en carrière. Après 20 saisons dans le circuit, il a terminé avec un + 764. Jamais il n’a achevé une campagne dans les moins.
- Auston Matthews des Maple Leafs a été le premier joueur de l’histoire moderne de la NHL à compter 4 buts à son tout premier match dans la ligue en 2016. Contre qui ? Craig Anderson des Sénateurs d’Ottawa qui est ensuite devenu son coéquipier.