Sur la route pour cinq matchs : Le Canadien a besoin de ceci lors de ce voyage
L'équilibre entre le jeu défensif et le jeu offensif est essentiel


Dave Lévesque
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NASHVILLE | Le Canadien amorce un voyage de cinq matchs samedi contre les Predators et il veut le faire mieux que lors de son dernier périple.
En Californie au début, le Canadien avait trébuché à San Jose, puis soutiré un point en tirs de barrage avant de l’emporter en temps régulier à Los Angeles.
Martin St-Louis veut que son équipe amorce mieux ce voyage et pour ce faire, il faut aussi qu’il commence mieux ses parties parce qu’à ses deux dernières rencontres, le Canadien l’a emporté malgré des premières périodes où il a été dominé 16 à 4 par la Caroline et 13 à 6 par Columbus au chapitre des tirs au but.
« Ça prend un bon début de match et si tu regardes nos deux derniers matchs, nos débuts ne sont pas excellents, ils ne sont pas où ils devraient être. Il faut simplifier un petit peu », a-t-il expliqué en mêlée de presse après l’entraînement de son équipe au Bridgestone Arena samedi matin.
« On aime jouer en possession, on est capable d’exécuter et d’être dangereux, mais le jeu ne te donne pas toujours ça. Il faut le reconnaître dans les débuts de match et bâtir notre jeu. Dans les deux derniers matchs, on aurait pu faire une meilleure job. »
Tempo
Francis Cabrel nous a enseigné que tout est une question d’équilibre dans la vie et c’est aussi vrai dans le sport professionnel.
Martin St-Louis veut que ses hommes trouvent cet équilibre entre la qualité de leur jeu défensif et celle de leur attaque.
« Dans les deux derniers matchs, en première période, on a eu besoin de trop de tempo défensif parce qu’on n’avait pas la rondelle. Il faut continuer à jouer avec ce tempo et avoir un meilleur tempo offensivement plus tôt dans le match. Ça ne veut pas dire vite ou lent, ça veut dire en contrôle et relaxe plutôt que de vouloir faite des jeux « cute ».
C’est d’autant plus important que le Canadien a eu droit à des performances exemplaires de Jakub Dobes et qu’on ne peut pas toujours exiger qu’il soit exceptionnel.
« On a eu de très bonnes premières périodes de Dobes qui nous a permis de bâtir notre rythme, mais tu ne peux pas compter là-dessus à tous les matchs. »
Veleno s’est adapté
Tout laisse croire que Joe Veleno disputera un quatrième match lors des cinq dernières parties de l’équipe, lui qui n’avait pas joué depuis le 4 février quand il a été inséré dans la formation le 19 mars contre Detroit. C’est donc dire qu’il avait été laissé de côté pendant dix matchs.
« Des fois ça devient un peu difficile parce que tu ne sais jamais ce qui va arriver et quand tu dois être prêt. J’ai toujours eu une bonne attitude, j’ai travaillé fort tous les jours, même quand je ne jouais pas, je faisais du temps supplémentaire. »
En jouant sur la quatrième unité, Veleno doit procéder à des ajustements, ce qu’il a fait en utilisant sa vitesse et son bon gabarit pour jouer un style de jeu plus physique. Il a distribué 12 mises en échec lors de ses trois dernières rencontres et chaque fois, il a été au sommet de la colonne des mises en échec chez le Canadien, ce qui est surprenant compte tenu du genre de joueur qu’il était dans les rangs juniors.
« Quand j’étais plus jeune, j’étais un gars d’habiletés qui faisait des points, je n’avais pas besoin de jouer physique. Quand tu arrives dans la Ligue nationale, tout le monde était ce style de joueur dans les rangs junior alors tu dois trouver d’autres qualités qui te rendent efficace et c’est un style de jeu avec lequel je peux tirer un avantage.
« Je suis quand même un gros bonhomme, je peux frapper alors c’était un autre élément que je voulais apporter. Si tu ne marques pas, il faut que tu apportes quelque chose d’autre qui peut aider l’équipe. »