Sur la même paire défensive que Mike Matheson: Noah Dobson a tout de suite su que ça marcherait
Dobson estime être arrivé à Montréal au bon moment

Dave Lévesque
Partager
SEATTLE | Sans les avoir vus jouer ensemble, réunir Noah Dobson et Mike Matheson sur la même paire pouvait ressembler à une idée audacieuse.
• À lire aussi - Les stats avancées ont parlé: Ivan Demidov est le roi de la possession de rondelle à Montréal
Après une dizaine de matchs, le jumelage prend tout son sens. Et pourtant, on peut voir deux joueurs qui ont des profils assez similaires. Ils sont rapides et ils ont un penchant marqué pour appuyer l’attaque. C’était, sur papier, un pari risqué. Sur la glace, c’est autre chose.
Le duo accumule les minutes, 24 min 39 s en moyenne pour Matheson et 22 min 38 s pour Dobson, et remplit bien ses missions défensives. Dobson, qui est arrivé à Montréal au début de l’été par l’entremise d’une transaction, n’a jamais douté que la chimie se développerait rapidement avec son partenaire.
«Pour les gens de l’extérieur, ça peut sembler curieux, mais nous avons su dès le départ que nous serions à l’aise ensemble, explique Dobson, assis à son casier au Climate Pledge Arena. Évidemment, nous pouvons tous les deux produire offensivement, mais nous pouvons aussi bien défendre et nous sommes de bons patineurs. Mike est un formidable patineur, c’est un de ses plus grands atouts.
«Nous sommes aussi bons pour sortir la rondelle de notre zone et c’est là que nous travaillons le mieux ensemble et que nous utilisons nos jambes pour nous sortir du pétrin. Et nous sommes de plus en plus à l’aise ensemble.»
À la maison
Noah Dobson est originaire de Summerside, à l’Île-du-Prince-Édouard, mais il a terminé son stage junior avec les Huskies de Rouyn-Noranda avec qui il a remporté la Coupe Memorial en 2019. Arriver à Montréal, c’était un peu comme rentrer à la maison pour lui.
«Je me sens à l’aise au Québec du simple fait que j’y ai joué au hockey junior et le Canadien est l’équipe la plus proche de la maison, beaucoup de membres de ma famille et de mes amis sont des partisans de l’équipe.»
Il a surtout trouvé un vestiaire où il s’est tout de suite senti accueilli et son adaptation s’est bien déroulée sur la glace aussi après quelques rencontres au cours desquelles il a trouvé ses repères.
«Il y a des défis à changer d’équipe parce qu’il faut s’ajuster et s’habituer à un paquet de nouvelles choses, mais je savais que j’arrivais au moment propice au sein d’une bonne équipe et d’une bonne organisation. Et je dois admettre qu’il y a une bonne dose d’énergie associée au fait d’enfiler un nouveau chandail», explique Dobson, qui a disputé ses six premières saisons avec les Islanders de New York.
Une meute
À 25 ans, Dobson se retrouve dans une position de jeune vétéran au sein de la plus jeune équipe de la LNH. C’est un revirement de situation pour lui puisqu’il était l’un des jeunes joueurs des Islanders qui affichaient la cinquième moyenne d’âge la plus élevée de la LNH l’an passé.
«De passer d’un des plus vieux vestiaires de la ligue au plus jeune, on ne ressent pas la même énergie, il y a plus de gars ici qui sont rendus à la même place que moi dans la vie et c’est emballant. Ça fait en sorte que tout le monde grandit ensemble au sein du même noyau.»
Qui plus est, ce groupe de jeunes joueurs est tissé serré. On peut dire que c’est une peu comme une meute.
«Nous voulons avoir cette mentalité de meute, nous voulons prendre soin l’un de l’autre et être proches les uns des autres. Ça ne fait pas longtemps que je suis ici, mais ça paraît que tout le monde a du plaisir à se côtoyer même quand nous sommes à la maison. Les gars sont toujours ensemble, vont souper ensemble et pas seulement quand nous sommes sur la route.»
Dobson dispute la première saison de son contrat d’une durée de huit ans, il fera donc partie de cette meute pendant encore un bon moment.