Succès de l’offensive du Rouge et Or: «On joue du football intelligent»


Richard Boutin
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Pointée du doigt avec raison l’an dernier, l’offensive du Rouge et Or connaît un très bon début de saison.
Le quart-arrière Arnaud Desjardins est le seul partant dans le circuit québécois qui n’a pas lancé d’interception et il occupe le deuxième rang au pays avec un taux de passes complétées de 75,7%.
«On joue du football intelligent et notre quart-arrière joue du bon football canadien, a mentionné le coordonnateur offensif Justin Éthier pour expliquer les succès de l’offensive. On fait les choses simples et on protège bien le ballon. Il y a une bonne communication au sein de l’unité sur le terrain et à l’extérieur.»
Les revirements ont coûté cher au Rouge et Or l’an dernier. «Oui, Arnaud est un gestionnaire, mais il faut aussi trouver un juste équilibre, a expliqué Éthier. Tu dois obtenir des verges et il est productif. Sa prise de décisions est très bonne.»
Éthier est ravi de la réponse de Desjardins au défi lancé par les entraîneurs. «C’était clair dès décembre qu’il y aurait une bataille entre Arnaud et Victor [Charland]. Ce n’est pas mauvais d’avoir de la pression. Arnaud a bien répondu. Je n’aurais toutefois aucun problème à débuter un match avec Victor.»
«Arnaud a connu un excellent hiver d’entraînement, un super camp et il n’était pas satisfait de sa performance en match présaison contre Bishop’s, où il a lancé trois interceptions, de poursuivre Éthier. Sa performance contre Montréal dans un match stressant a été bénéfique pour sa confiance.»
Ménage à trois
Éthier n’a pas l’intention de modifier la formule d’habiller trois quarts-arrières. «Ça faisait longtemps qu’on n’avait pas fait ça, mais Jérémy [Ouellette] apporte quelque chose de différent. Il possède des habiletés de coureur et du caractère. Il aime se retrouver dans des situations corsées de courts gains. Il a du vécu et il est capable d’en prendre.»
Les succès de l’offensive ne seraient pas possibles sans les performances des gros bonshommes. «La ligne offensive est physique et communique bien, a louangé Éthier. Les gars jouent vite et c’est beau à voir. La cohésion est meilleure qu’en 2023.»
Le bloqueur Maxime-Olivier Cabana partage l’opinion d’Éthier. «Il y a une meilleure chimie que l’an dernier. La ligne offensive de Laval a toujours eu la réputation d’être physique et on voulait ramener cet aspect.»
«On a pris cette réputation à cœur après ne pas avoir été en mesure de bien courir l’an dernier, de renchérir le bloqueur Jean-Antoine Dean-Rios. Il y a une identité qui se crée quand tu es capable de courir avec succès et ça amène une belle énergie.»