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«Je pense que je suis la personne la plus saine dans cette pièce»: Le combattant Sean Strickland fait un fou de lui devant les médias

Il écorche Trudeau, la communauté LGBTQ+ et les femmes

Photo portrait de Dave Lévesque

Dave Lévesque

2024-01-17T20:01:55Z

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TORONTO | De temps en temps, on croise des athlètes qui sont profondément antipathiques et détestables. Sean Strickland fait partie de ce groupe. 

Le champion de l’UFC chez les poids moyens a poursuivi sa mascarade lors de la journée de presse de mercredi, en marge de l’UFC 297, qui aura lieu samedi.

Strickland est reconnu pour ce que certains appelleraient son franc-parler. Pour d’autres, c’est carrément un manque de classe et de retenue drapé dans un tissu de grossièreté et d’étroitesse d’esprit.

Il nous a servi un peu de tout ça pendant la quinzaine de minutes où il a discuté avec les médias.

F*** Trudeau

Strickland semblait plutôt détendu lors de son arrivée, mais son personnage détestable est remonté à la surface quand un collègue de La Presse Canadienne lui a posé une question.

Le combattant originaire du fin fond de la Caroline du Nord a demandé au collègue s’il avait voté pour Trudeau et a commencé à se comporter en intimidateur. Il s’est montré carrément irrespectueux quand un autre journaliste l’a questionné sur ses positions en ce qui concerne la communauté LGBTQ+.

«Il y a dix ans, être trans était une maladie mentale. Vous faites partie du problème en poussant votre agenda», a-t-il lancé à son interlocuteur, au point où un représentant de l’UFC est allé voir celui-ci après la conférence de presse pour savoir s’il souhaitait obtenir des excuses.

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Strickland, qui avait raillé Bud Light pour avoir fait appel à une influenceuse trans dans des publicités, n’avait pas fini son laïus offensant.

«Il y a deux genres, je ne veux pas que mes enfants se fassent enseigner sur leurs préférences et je ne veux pas qu’on leur dise à l’école avec qui ils peuvent coucher. J’aime les gais, je me fous d’avec qui vous couchez, mais n’en parlez pas aux enfants à l’école, ne mettez pas votre agenda de l’avant et ne nous enfoncez pas vos opinions dans la gorge.»

Au tour des femmes

Strickland ne ménage pas non plus les femmes et il a récidivé, mercredi, en critiquant leur présence sur les cartes de l’UFC.

«La NBA et la WNBA, qui fait le plus d’argent? Je ne veux pas regarder les filles, personne ne veut regarder ça. Si les filles n’étaient pas mélangées aux hommes dans l’UFC, personne ne regarderait. Quand je regarde le NASCAR, je ne veux pas voir des Honda Civic.»

Dire qu’en quittant la scène, il avait l’impression de s’être bien comporté. C’est dire à quel point il part de loin.

«Je pense que je suis la personne la plus saine dans cette pièce», a-t-il même lancé.

Être lui-même

Dire qu’il y a quelques années, Strickland avait du mal à répondre à une question par autre chose que oui ou non. Le bonhomme a drôlement changé.

«Je viens d’un milieu très modeste, au début je regardais les autres et je voyais qu’ils étaient distingués. Je voulais m’éloigner de mon passé, mais quand je portais un complet, je me sentais comme une pute. Je me sens beaucoup plus libéré maintenant que je ne m’impose plus un comportement digne d’une vedette.»

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Il soutient également qu’être champion dans l’UFC ne l’a pas du tout changé et on le croit sur parole.

«Je suis le même trou de cul qui a maintenant une ceinture dorée autour de la taille. Mon compte en banque est un peu plus gros, mais pas beaucoup plus gros. Je ne prends pas mon bain dans des pétales de rose. La différence est que quand je vais chez Walmart, je me fais reconnaître.»

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