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Steven Stamkos avec le Canadien: peut-on rêver... un peu?

Photo portrait de Jessica Lapinski

Jessica Lapinski

2024-05-13T04:00:00Z

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Faut-il rêver de voir Steven Stamkos s’entendre avec le Canadien, le 1er juillet prochain? S’il ne s’entend pas avec le Lightning, son équipe de toujours, le prolifique buteur sera libre comme l’air à compter de cette date. Et un joueur avec de pareilles statistiques qui devient disponible pour toutes les équipes, ç’a de quoi faire rêver les partisans.

D’autant plus qu’il existe un lien qui unit Stamkos et Montréal. Martin St-Louis et Vincent Lecavalier, qui, on le rappelle, est conseiller aux opérations spéciales de l’équipe, ont tous deux porté l’uniforme du Lightning de Tampa Bay en même temps que l’attaquant aux 1137 points en 1182 matchs.

Le regard empli de mélancolie de Stamkos lors de l’élimination du Lightning, au premier tour, laissait croire que le tout premier choix de l’encan 2008 avait peut-être joué son dernier match dans le chandail brodé d’une éclair (voir la vidéo ci-dessus). Il avait été le dernier à quitter la patinoire, ce soir-là.

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Son directeur général, Julien BriseBois, a dit dans les derniers jours qu’il espère en venir à une entente avec son capitaine, un «grand leader» mais que si le Lightning lui consent un nouveau contrat, celui-ci lui rapportera moins que les 8,5 millions $ qu’il a touchés en 2023-2024

Des buts, des buts et des buts

Sauf que c’est bien beau rêver, mais Stamkos est-il le genre de joueur que recherche une équipe en reconstruction? Et est-il précisément ce dont a besoin le Canadien?

Les statistiques avancées présentées par nos collègues de SportLogiq montrent que... oui. Oui, parce que le Canadien a besoin de marquer plus de buts. 

Et Stamkos, bien sûr, malgré les années qui passent – il a soufflé 34 bougies en février – excelle toujours à ce chapitre. Il en a inscrit 40 cette année.

En 2023-2024, la vedette a été parmi les 30 meilleurs dans la LNH pour les buts, les buts attendus, les tirs de l’enclave. Surtout, si l’on se fie aux carences du CH, il a terminé premier pour les tirs sur réception, avec 2,4 par match (voir les tableaux au bas)

Une colonne de statistiques dans laquelle l’ensemble des attaquants du Canadien figuraient au 27e rang sur 32 équipes, avec une moyenne de 7,9.

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Lors de son bilan de saison, en avril, Kent Hughes n’a d’ailleurs pas balayé du revers de la main l’idée d’acquérir un joueur qui pourrait «ajouter du talent en attaque». 

Mais plus tôt dans la campagne, il avait aussi mentionné que son club a besoin «de pièces qu’on s’assurera d’avoir pour longtemps». 

C’est là que le profil de Stamkos ne cadre pas. D’accord, avec 81 points en 79 matchs, l’inévitable déclin qui vient avec l’âge ne semble pas s’être amorcé dans son cas. 

Photo Getty Images via AFP
Photo Getty Images via AFP

Mais à la mi-trentaine, celui-ci peut débuter de façon soudaine. Surtout qu’à Montréal, Stamkos ne sera pas entouré de joueurs de la trempe des Nikita Kucherov ou Brayden Point comme il l’a été au cours des dernières saisons. 

Quel intérêt pour Stamkos?

Ensuite, il y a la question du salaire. Selon la firme AFP Analytics, qui fait des projections des prochains contrats des joueurs de la LNH, la valeur de Stamkos se situe à un peu plus de 6,3M$ par saison et un pacte de trois ans. 

Ce qui serait logique, si on le compare aux contrats paraphés par des attaquants au profil semblable dans les dernières années: Joe Pavelski, Anze Kopitar ou Evgeni Malkin. Sauf que ces trois joueurs se sont soient entendus avec une équipe qui aspirait aux grands honneurs ou avec la formation dans laquelle ils ont passé l’ensemble de leur carrière. 

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L’exception, c’est Claude Giroux qui a plutôt décidé de se joindre aux jeunes Sénateurs d’Ottawa mais, surtout, d’aller jouer dans sa région natale.

On a beau chercher, jamais un joueur du statut de Stamkos n’a décidé de venir passer les dernières vraies bonnes années de sa carrière avec une équipe en pleine reconstruction.

Du leadership, mais pour combien de temps?

À ce salaire pour un an, c’est vrai que ce n’est pas si cher pour un joueur qui a amassé en moyenne 90 points au cours de ses trois dernières campagnes. Mais c’est beaucoup d’argent à verser pour un attaquant qui aura 37 ans à la fin de son contrat. Il serait en ce moment le quatrième joueur le mieux payé à Montréal, derrière Nick Suzuki (7,875 M$), Cole Caufield (7,85 M$) et Brendan Gallagher (6,5 M$).

Photo Getty Images via AFP
Photo Getty Images via AFP

Et ça, c’est si Stamkos ne fait pas sauter la banque. 

Sauf qu’en Stamkos, Montréal irait chercher un joueur qui a remporté deux coupes Stanley comme capitaine et qui pourrait bien entourer les jeunes attaquants. Un genre de David Savard, mais avec un palmarès encore plus impressionnant.  

Partisans du Canadien, il est donc possible de rêver... un peu. 

- Avec la collaboration de Kevin Dubé

Steven Stamkos en statistiques avancées

Les catégories dans lesquelles il s’est démarqué en 2023-2024
(entre parenthèse, les statistiques pour l’ensemble des attaquants du Canadien et le rang dans la ligue)
  • Buts: 0,51 / 16e (2,83 / 26e)
  • Buts attendus: 0,43 / 23e (2,82 / 26e)
  • Tirs de l’enclave: 1,8 / 26e (12,9 / 25e
  • Tirs sur réception: 2,4 / 1er ( 7,9 / 27e)
Les catégories dans lesquelles il pourrait aussi aider
  • Tirs tentés: 6,1 / 31e (52,7 / 29e)
  • Temps de possession en zone offensive: 0,37 / 83e (6:41 / 19e)
  • Passes complétées en zone offensive: 12,9 / 84e (129,3 / 20e)

Qui est Steven Stamkos?

  • Né le 7 février 1990 à Markham, en Ontario
  • Joueur de centre
  • 1er choix au total du repêchage de 2008, par le Lightning

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