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Steven Butler n’a plus le droit à l’erreur

Philippe Asselin

2022-02-28T22:15:03Z

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C’est un Steven Butler en confiance, mais bien conscient qu’il ne peut pas se permettre de perdre, qui montera sur le ring du Casino de Montréal, jeudi soir, dans le cadre du deuxième gala de la série 10e anniversaire d’Eye of the Tiger Management (EOTTM).

Contre le Mexicain Hector Manuel Zepeda (20-3-0, 6 K.-O.), le pugiliste de Montréal se devra de renouer avec la victoire. Butler (28-3-1, 24 K.-O.) a perdu lors de ses deux dernières sorties. Il s’est fait passer le K.-O. au cinquième round contre le Japonais Ryota Murata en décembre 2019. À la surprise générale, le même scénario s’est reproduit en janvier 2021 contre le Mexicain Jose de Jesus Macias.  

Lundi, après un entraînement devant les médias, Butler a affirmé qu’il n’en avait rien à faire des regards extérieurs.

«Je n’ai rien à prouver à personne! Ce que je fais, je le fais pour moi. J’ai toutefois des choses à me prouver à moi-même.»

«Ces deux défaites ont été dures. Après la dernière, j’ai vécu une petite dépression. Je me suis démontré que j’avais le courage de recommencer et de croire en moi. Je me suis rappelé pourquoi je monte dans le ring et quel était mon rêve, soit de devenir champion du monde.»

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La confiance d’EOTTM   

Même s’il ne se soucie pas de ce que les autres pensent, Butler se doit tout de même d’avoir la confiance de son promoteur pour continuer la poursuite de son rêve.

«Je n’ai pas eu à convaincre Camille Estephan [propriétaire], Antonin Décarie [vice-président] et Marc Ramsay [directeur général]. Ce sont des gens qui me voient à l’entraînement et qui connaissent mon caractère. Ils savent de quoi je suis capable», a clamé le boxeur.

«Nous voyons ces deux défaites comme des malchances, mais j’ai deux prises contre moi et je ne peux pas me permettre d’en avoir une troisième.»

De son côté, Décarie a indiqué que son organisation n’est pas prête à abandonner Butler aussi rapidement.

«Steven est encore tellement jeune. Ça aurait été stupide de laisser tomber la serviette dans son cas.»

«Il faut voir ça comme un apprentissage, a ajouté le vice-président d’EOTTM en parlant spécifiquement du dernier revers de son poulain. Il y a des erreurs qui ont été commises dans ce combat qui ne faut pas qui se répètent.»

«Ses qualités athlétiques, son talent et sa puissance sont encore là. Il doit revenir à la base de ce qui a fait son succès par le passé et d’apprendre de ses erreurs.»

Erik Bazinyan «mature» pour la prochaine étape   

Erik Bazinyan poursuivra sa route vers un éventuel combat de championnat du monde jeudi soir, en finale de l’événement d’Eye of the Tiger Management présenté au Casino de Montréal.

Le Mexicain Reinaldo Paniagua (17-1-0, 16 K.-O.) tentera cependant de venir contrecarrer les plans du Lavallois.

Bazinyan (26-0-0, 20 K.-O.) et son entraîneur Marc Ramsey ne cachent pas qu’ils visent un affrontement pour une ceinture de champion d’ici deux ou trois combats.

Le natif de l’Arménie aurait toutefois pu obtenir cette chance bien plus tôt dans sa carrière.

«Il y a trois ans, j’étais classé numéro 1 dans la World Boxing Organization [WBO]. Je sentais toutefois que je n’étais pas prêt pour Billy Joe Saunders.»

À l'époque, ce dernier était le détenteur du titre de la WBO chez les super-moyens et il a aussi détenu la ceinture de la même organisation chez les moyens de 2015 à 2018.

«Je n’ai jamais voulu me battre pour l’argent ou pour pouvoir dire que je me suis battu en championnat du monde», a ajouté Bazinyan.

Le protégé de Ramsey se sent dorénavant prêt pour les plus hauts sommets.

«Physiquement et mentalement, je me sens plus mature. Je suis prêt pour les gros combats», a-t-il affirmé avec confiance. 

Voyez l'entrevue de Steven Butler avec Jean-Charles Lajoie dans la vidéo ci-dessus.

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