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Steven Butler et Janibek Alimkhanuly vont régler leurs comptes dans le ring samedi

Butler va tenter de ravir la ceinture de champion du monde au Kazakh

Photo portrait de Dave Lévesque

Dave Lévesque

2023-05-11T23:30:00Z
2023-05-12T02:40:18Z

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MANTECA, Californie | Il y a parfois un côté folklorique lors des conférences de presse qui précèdent les combats de boxe, ça n’a pas été le cas jeudi deux jours avant l’affrontement entre Steven Butler et Janibek Alimkhanuly. 

Sur la scène, on trouvait les boxeurs de la carte principale, dont Butler, pendant que Janibek se faisait attendre.

EN VIDÉO PRINCIPALE: Russ Anber parle du choc Butler-Alimkhanuly à «JiC».

Celui-ci est arrivé souriant dans un veston rose qui contrastait avec la tenue toute noire de Butler.

Janibek a pris le temps de serrer la main de tout le monde en terminant par Butler qui a soutenu son regard pendant de longues secondes, mais après que le champion a eu tourné son attention vers quelqu’un d’autre.

Pas de doute, Butler n’est pas venu dans le nord de la Californie en touriste.

Les gants tombent

Les gants sont tout de même tombés pendant la période de questions, mais ça s’est fait de façon très civilisée.

C’est Butler qui a envoyé la première salve quand l’animateur de l’événement lui a rappelé qu’il avait récemment dit qu’il entendait mettre Janibek K-O.

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«Je n’ai peur de personne, Janibek est un bon boxeur et je n’ai rien de mal à dire sur lui. Je le respecte parce qu’il me donne la chance de l’affronter. Plusieurs boxeurs ne veulent pas lui faire face, moi je veux la ceinture. Il a commis une grave erreur en me choisissant comme adversaire.»

Et comment Butler entend-il s’y prendre pour écarter le champion du monde qui présente une fiche de treize victoires en autant de combats chez les professionnels? Butler, peut-être à cause de la barrière de la langue, a un peu figé avant de se reprendre.

«Il faudra être là pour savoir comment je vais lui passer le K-O.»

Intouchable

Steven Butler a donc choisi de jouer la carte de l’aspirant frondeur, ce qui est parfaitement normal. C’est à lui de prouver qu’il peut ravir la ceinture de championnat à Janibek.

Le Kazakh a de son côté affiché la confiance de celui qui n’a jamais perdu. Mais c’est un jeu dangereux.

«Il dit ce qu’il pense, mais je vais lui montrer que non seulement il ne pourra pas me passer le K-O, mais il ne pourra même pas me toucher», a-t-il dit avec confiance dans sa langue maternelle.

À la fin de la conférence de presse, les deux hommes se sont retrouvés face à face pour la prise de photos. Le regard de l'un plongé dans celui de l’autre avec moins de deux centimètres les séparant, ils ont soutenu la pose avec intensité pendant une bonne minute, jusqu’à ce qu’on les sépare.

Les deux hommes se sont ensuite échangé une poignée de main et quelques mots. Il aurait été plaisant d’être un petit oiseau pour savoir ce qu’ils se sont dit.

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