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Saga des Expos: Stephen Bronfman apparaît plus blessé que jamais

Photo Antoine Raymond / fournie par Robbie Hart
Photo portrait de Benoît Rioux

Benoît Rioux

2024-04-19T01:00:00Z
2024-04-19T01:51:42Z

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Amer, déçu, frustré, blessé, désabusé. L’homme d’affaires Stephen Bronfman est au cœur de la conclusion du documentaire Nos Amours – La Saga des Expos de Montréal qui, forcément, se termine sur une bien triste note. 

Le constat frappe au terme de l’œuvre de 92 minutes, dont la première avait lieu, jeudi soir, au Cinéma Guzzo du Marché Central. Pour l’occasion, le réalisateur et producteur Robbie Hart était d’ailleurs entouré de plusieurs anciens joueurs des Expos, dont Steve Rogers, Rondell White, Cliff Floyd, Mike Lansing et Tim Spehr, tous à Montréal pour participer, ce week-end, au gala Expos Fest.

Si plusieurs continuent de rêver à un retour du baseball majeur à Montréal un jour, il va sans dire qu’il existe un optimisme plutôt modéré.

«Rien n’est jamais fini, tant que ce n’est pas fini, mais je ne sais pas ce qui pourrait arriver», laisse lui-même tomber Bronfman dans les dernières minutes du documentaire qui, dans l’ensemble, valorise de façon admirable la riche tradition ayant entouré le club montréalais durant ses 36 ans d’histoire.

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Une relation privilégiée 

La contribution de la famille Bronfman à ce documentaire, dont la sortie est prévue le 3 mai, représente sans doute sa plus grande force.

«Je suis particulièrement fier de cette relation privilégiée établie avec la famille Bronfman pour ce documentaire, a d’ailleurs confié Hart. Il y a un lien de confiance qui s’est développé. Ce n’était pas acquis.»

L'ancien joueur des Expos Steve Rogers, en compagnie du réalisateur et producteur Robbie Hart, le jeudi 18 avril 2024, à la première du documentaire «Nos Amours - la saga des Expos de Montréal» au Cinéma Guzzo du Marché Central.
L'ancien joueur des Expos Steve Rogers, en compagnie du réalisateur et producteur Robbie Hart, le jeudi 18 avril 2024, à la première du documentaire «Nos Amours - la saga des Expos de Montréal» au Cinéma Guzzo du Marché Central. Photo Benoît Rioux

Le réalisateur précise avoir fréquenté la même école secondaire que Stephen Bronfman, dans le quartier Côte-des-Neiges, mais ils n’étaient que de simples connaissances à l’époque. Une première rencontre entourant le documentaire a eu lieu en 2015 alors que les scènes ont été filmées sur une dizaine d’années, notamment.

Des efforts sérieux 

On constate de visu à quel point les efforts de l’homme d’affaires montréalais étaient sérieux dans le dossier des villes-sœurs avec Tampa, lequel a connu une fin abrupte en janvier 2022. On y voit les maquettes d’un joli stade au centre-ville. Une scène intéressante est celle où Charles Bronfman, propriétaire des Expos pendant plus de deux décennies, prend connaissance des détails du projet de son fils.

«Les Expos ont eu, au début, une grande histoire d’amour avec Montréal, dit l’homme aujourd’hui âgé de 92 ans. Et raviver cette histoire d’amour serait formidable. L’histoire d’amour s’est brisée et l’équipe s’est appauvrie [...] Nous verrons si on peut la réparer et la rebâtir comme la glorieuse équipe qu’elle a été.»

La réponse fut négative alors que Stephen Bronfman, peut-on croire, s’est fait avoir par le baseball majeur.

«Stephen est amer, déçu et il le dit clairement», dit Hart.

De manière philosophique, c’est une citation du poète britannique Alfred Tennyson qui semble tout résumer, au début du documentaire: «Mieux vaut avoir aimé et perdu que de n’avoir jamais aimé du tout».

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