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Stéphan Lebeau: prolifique marqueur de 143 buts dans l’atome

L’ancien du Canadien était un véritable as quand il évoluait sur les patinoires de Saint-Jérôme

Stéphan Lebeau et Yvan Cournoyer lors de l'inauguration officielle de la 14e patinoire communautaire de la Fondation des Canadiens pour l’enfance au parc Honorine-Melançon.
Stéphan Lebeau et Yvan Cournoyer lors de l'inauguration officielle de la 14e patinoire communautaire de la Fondation des Canadiens pour l’enfance au parc Honorine-Melançon. Pierre-Paul Poulin / Le Journal de Montréal / Agence QMI
Photo portrait de François-David Rouleau

François-David Rouleau

2024-01-17T01:56:36Z

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SAINT-JÉRÔME | Stéphan Lebeau avait apporté de vieux albums réunissant des souvenirs de sa faste époque dans le hockey mineur des Basses-Laurentides à l’inauguration de la nouvelle patinoire du Canadien dans son patelin de Saint-Jérôme. Âgé d’à peine 10 ans, il portait déjà un surnom et terrorisait les gardiens adverses.

Lebeau était alors surnommé «Atomas» en lien avec le personnage d’une série télévisée d’animation des années 1960: La Fourmi atomique. Son super pouvoir? Marquer des buts à profusion. 

Si bien que dans l’atome, il en a marqué 143 en... 28 matchs. Preuve à l’appui sur une feuille de dactylo où chacune des performances était soigneusement conservée comme dans un fichier Excel. D’après les coupures de journaux amassées par son père, Jacques, les observateurs s’attendaient à ce qu’il atteigne le cap des 150. 

Le père de Stéphan Lebeau, Jacques, répertoriait toutes les performances de son fiston et conservait les coupures de journaux à son sujet. PHOTO FRANÇOIS-DAVID ROULEAU
Le père de Stéphan Lebeau, Jacques, répertoriait toutes les performances de son fiston et conservait les coupures de journaux à son sujet. PHOTO FRANÇOIS-DAVID ROULEAU Photo François-David Rouleau

Photo François-David Rouleau
Photo François-David Rouleau

En visitant sa ville natale, hier, l'homme de 55 ans avait même apporté la rondelle de son 100e but cette saison-là. Et il était accompagné d’anciens voisins et coéquipiers avec qui il a appris à jouer au hockey sur le rond de glace dans la cour, dans la rue, à la patinoire du coin et à l’aréna. 

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Passion maladive

«Dès mon jeune âge, le hockey était une véritable passion. Quand on ne jouait pas dehors, on jouait dans le sous-sol ou au hockey sur table. C’était maladif notre affaire», relate l’ancien attaquant comptant 403 matchs dans la LNH lors desquels il a marqué 148 buts et totalisé 293 points. 

«À sept ans, je jouais déjà avec les plus vieux du quartier. L’affaire, c’est qu’ils avaient aussi compris que j’avais accès à plein d’équipements, car mon père possédait un commerce de sports à Bellefeuille [Saint-Jérôme], donc je jouais avec eux. J’ai appris la game de cette manière.» 

Stéphan Lebeau à ses débuts au hockey dans les années 1970. COURTOISIE ALAIN GAUDET
Stéphan Lebeau à ses débuts au hockey dans les années 1970. COURTOISIE ALAIN GAUDET Courtoisie (ajouter source)

Mais à l’époque, Lebeau n’habitait pas Saint-Jérôme. Il a grandi dans la ville voisine de Saint-Antoine, où il s’alignait avec l’équipe de sa municipalité dans le hockey «intercités AA». Tant sur les patinoires que dans les autres sports, chaque duel virait en véritable guerre de tranchées.

Il se souvient même des tractations et de toutes les complications pour que Saint-Antoine se dote de son aréna. Il était encore haut comme trois pommes qu’il tenait un piquet dans une manifestation pour sa construction qui s’est finalement réalisée dans les années 80. 

Peu importe, c’est tout de même au mythique aréna Melançon de Saint-Jérôme que Lebeau a fait la pluie et le beau temps. Il y a même d’ailleurs disputé un match contre les Anciens Canadiens en mars 1979. Le petit bonhomme alors âgé de 11 ans avait même marqué un but après que Maurice Richard lui en eut remis la rondelle. Et devant des gradins bondés, on lui a aussi octroyé un tir de punition. 

Lebeau s’en souvient encore comme si c’était hier. Il en était même ressorti avec l'autographe de tous les anciens du Tricolore.

Photo François-David Rouleau
Photo François-David Rouleau

Fierté

Quand il s’est pointé à cette nouvelle patinoire Bleu-Blanc-Bouge située à un jet de pierre du vétuste aréna où il a obtenu tant de succès, les souvenirs sont aussitôt remontés à la surface. 

Fier de ce qu’il y a réalisé, il est également très heureux que l’endroit soit maintenant dédié aux jeunes qui mangent du hockey comme il le faisait dans son enfance. 

«Cette patinoire, c’est comme un cadeau du ciel. Elle permettra à plusieurs de jouer plus longtemps et de faire des activités physiques. C’est important, dit celui qui habite Sherbrooke, une ville aussi dotée d’une patinoire du CH. Dans le meilleur des mondes, chaque ville aurait une patinoire réfrigérée comme j’ai vu durant mes années en Suisse.» 

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