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St-Louis raconte ses premiers matchs... à Tokyo!

Il a vécu de grands moments à Calgary

Photo Pierre-Paul Poulin
Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2022-03-03T21:01:20Z
2022-03-03T21:49:35Z

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CALGARY | Le Saddledome de Calgary représentera toujours un amphithéâtre spécial pour Martin St-Louis. C’est à cet endroit qu’il a disputé ses deux premières saisons dans la LNH. Le vétuste aréna fut également l’une des scènes de sa conquête de la coupe Stanley, dans l’uniforme du Lightning, en 2004. 

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« Amorcer ma carrière et gagner la coupe Stanley, ce sont d’excellents souvenirs, a reconnu l’entraîneur-chef du Canadien, à quelques heures de l’affrontement contre les Flames. Calgary aura toujours une place spéciale dans mon coeur, car ce sont eux (les Flames) qui m’ont donné l’occasion de réaliser mon rêve. »

Curieusement, ce n’est pas sur l’une des 27 patinoires du circuit Bettman de l’époque que le Lavallois, alors âgé de 23 ans, a atteint l’objectif qu’il s’était fixé en grandissant.

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C’est plutôt à Tokyo, à l’Arena Yoyogi, que St-Louis a joué ses deux premiers matchs. Dans le but de promouvoir le circuit sur le continent asiatique, la LNH avait désigné les Sharks et les Flames pour disputer une série de deux rencontres en lever de rideau de la campagne 1998-1999.

« C’était vraiment étrange d’entrer dans la ligue, mais de le faire à Tokyo », a raconté St-Louis.

« Je jouais sur le premier trio avec Theoren Fleury et Andrew Cassels. Eux, ils avaient connu une grosse fin de semaine. Moi, je n’avais rien fait. Je suis descendu du premier trio assez vite », a-t-il ajouté en rigolant.

Vérification faite, St-Louis avait effectivement été blanchi (il a inscrit son premier point, un but, à son cinquième match). Pendant ce temps, Fleury avait récolté six points, dont trois buts. Cassels avait été l’auteur d’un but et d’une passe.

En quête d’un rêve  

Près d’un quart de siècle plus tard, quand il repense au jeune homme qu’il était à l’époque, St-Louis, avec son oeil d’entraîneur, revoit un jeune joueur déterminé.

« Le jeune homme qui pourchassait un rêve était affamé. Et pas seulement pour jouer dans la LNH. Il y a une différence entre jouer dans la LNH et avoir une carrière dans la LNH. Et il y en a une autre entre ce niveau et celui de grandir et connaître du succès dans la LNH », a décrit St-Louis.

À l’époque, c’est Brian Sutter, le frère de Darryl, l’actuel entraîneur-chef des Flames et celui qui dirigeait également l’équipe lors de sa présence en finale de la coupe Stanley de 2004, qui se trouvait derrière le banc.

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« C’était un grand homme. Je vois beaucoup de similarités entre Darryl et lui », a indiqué St-Louis.

D’ailleurs, on peut se demander si le grand ménage d’avril 2000, au cours duquel les Flames ont congédié Sutter et Al Coates, le directeur général de l’équipe, n’a pas mené à la fin du séjour de St-Louis, dont le contrat était arrivé à échéance, à Calgary.

Un respect mutuel  

La nouvelle administration n’avait certainement pas prévu l’éclosion que St-Louis allait connaitre. Quatre ans plus tard, au terme d’une saison au cours de laquelle il a remporté le trophée Hart ainsi que le championnat des marqueurs, St-Louis allait occuper un rôle important dans la finale, remportée en sept matchs, par le Lightning.

Mercredi, Sutter a partagé le respect qu’il vouait à St-Louis en rappelant sa contribution lors de la finale et le désignant comme étant l’un des responsables du regain de vie du Canadien. Jeudi, St-Louis s’est assuré de lui retourner l’ascenseur.

« J’ai beaucoup de respect pour ce qu’il a fait dans le hockey, ce qu’il a gagné. Ses équipes sont toujours difficiles à affronter. Il a toujours eu ce regard intense, même s’il restait en contrôle de ses émotions. C’était la même chose lorsque je l’ai recroisé en finale en 2014. »

Une recette qui semble efficace puisque, comme Sutter le rappelait mercredi, il a dirigé des équipes de la LNH au cours des quatre dernières décennies.

Par ailleurs, l'attaquant Tyler Pitlick est arrivé à Montréal mardi et il s'entraîne au complexe sportif Bell depuis son arrivée. 

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