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St-Louis doit commencer à gagner

Photo Agence QMI, JOËL LEMAY
Photo portrait de Marc de Foy

Marc de Foy

2024-11-26T19:37:27Z

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Pas besoin d’attendre l’Action de grâce américaine, que l’on considère comme un présage de ce que seront les classements de la Ligue nationale de hockey en marge des séries éliminatoires. De toute façon, on y est presque. C’est jeudi.

Oubliez les séries pour le Canadien cette saison, oubliez le mix, pensez plutôt aux Fêtes qui approchent et soyez heureux! Comme me l’a dit un jour Stéphane Richer – que je salue –, il n’y a pas que le hockey dans la vie, mais bon.

Quel premier quart de saison décevant pour notre équipe bien-aimée!

À la défense du triumvirat Molson–Gorton–Hughes, les trois ne s’étaient pas dits assurés de voir leur équipe combattre pour une place dans les séries cette saison. Ils en avaient fait le souhait.

Nuance.

Mais, s’ils sentaient le besoin de donner espoir aux amateurs, c’est raté. Personnellement, je n’y croyais pas. Ce que j’espérais toutefois, comme bien des gens, c’était de voir une progression.

La colère monte

Ce n’est pas le cas, ce qui fait que la colère commence à monter dans le peuple.

Les spectateurs qui ont assisté à la déconfiture de samedi dernier contre les Golden Knights de Vegas ont manifesté leur mécontentement par des huées. La fureur était plus grande encore sur les réseaux sociaux, car ça venait avec des paroles.

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Ça tirait de partout et dans toutes les directions.

Martin St-Louis y a goûté!

Normal, quand une équipe perd, le coach est toujours le premier visé. Et, pour ce qui est de St-Louis, les mécontents ne manquaient pas l’occasion de rappeler qu’il n’avait dirigé qu’aux niveaux pee-wee et bantam avant son arrivée à Montréal.

Grosse semaine

Doit-on tenir le coach responsable des insuccès du Canadien?

St-Louis n’est pas seul dans l’équation, mais une part de responsabilité lui incombe. Pour reprendre l’expression consacrée, une équipe gagne ou perd en équipe. Mais quand ça va mal, c’est connu, l’entraîneur est toujours le premier à se retrouver sur la ligne de feu, et ce peu, importe de qui il peut s’agir.

La semaine dernière, les Bruins ont montré la porte à Jim Montgomery. Le sort a voulu que le Montréalais d’origine se retrouve du travail rapidement. Il n’en demeure pas moins que sa fiche de 120-41-23 n’a pu le sauver d’un congédiement à Boston.

Ce qui nous ramène à St-Louis.

Les points de presse semblent lui peser davantage depuis quelque temps. Après la belle victoire des siens contre les Oilers d’Edmonton, la semaine dernière, il est apparu maussade. Ses réponses étaient moins longues que d’habitude après la séance d’entraînement d’hier, à Brossard.

Est-il fatigué?

Qui ne le serait pas à sa place?

La situation ne peut durer indéfiniment. Le Canadien a beau être en reconstruction, il doit montrer des signes d’amélioration et remporter des victoires.

St-Louis pourrait-il payer de son poste si son équipe continuait de cafouiller?

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Deux séries de deux matchs en 24 heures l’attendent, lui et sa troupe, cette semaine. Demain soir, le Club de l’Utah sera de passage au Centre Bell. Il ne faudrait pas que le Canadien encaisse une défaite semblable à celle qu’il a subie aux mains du Kraken de Seattle il y a un mois.

Après ce match, le Tricolore se rendra à Columbus pour y affronter les Blue Jackets mercredi. L’équipe poursuivra ensuite sa route en jouant samedi après-midi, contre les Rangers, à New York, et dimanche aussi en après-midi, contre les Bruins, à Boston.

Quatre défaites ne seraient pas de nature à calmer les esprits. Au contraire, la tempête s’intensifierait.

Retours au jeu attendus

Le Canadien doit commencer à gagner des matchs et ça presse pour le bien-être de St-Louis et ses protégés.

Le rappel de Joshua Roy et le retour au jeu prochain de Patrik Laine et de Rafaël Harvey-Pinard ne devraient pas nuire. Mais il y en a d’autres qui devront sortir de leur torpeur, nommément Dach et Slafkovsky, qui ont été rétrogradés au quatrième trio lors de la séance d’entraînement d’hier.

Dans le cas de Dach, il est à se demander si l’organisation n’a pas fait l’acquisition d’un citron. Le jeune homme a le physique de l’emploi, du haut de ses six pieds quatre pouces et 220 livres, mais il n’a pas trop le cœur à l’ouvrage.

Les Blackhawks de Chicago savaient ce qu’ils faisaient en l’échangeant. Car, règle générale, une équipe ne laisse pas partir un joueur de 21 ans de ce gabarit ayant été sélectionné troisième au repêchage.

Il fallait qu’il y ait un os.

On peut penser la même chose au sujet d’Alex Newhook, qui fut repêché 16e.

Âgés tous deux de 23 ans, Dach et Newhook ne répondent pas aux espoirs que les décideurs du Canadien fondaient en eux lors de leur acquisition.

Passons à Slafkovsky.

Il devrait devenir un bon joueur de la LNH, du moins c’est ce qu’on souhaite. Mais j’ai une question qui va comme suit: qu’est-ce qui pressait tant à lui offrir une prolongation de contrat de huit ans après une bonne moitié de saison?

Ç’aurait pu attendre. Un contrat pont de deux ans aurait été plus de circonstance.

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