Sport sain et sécuritaire: une première pancanadienne se déroule actuellement à Québec


Richard Boutin
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La première étape d’un projet de collaboration à l’échelle canadienne touchant l’approche d’accompagnement éducatif pour favoriser un sport sain et sécuritaire se déroule cette semaine à Québec.
Reconnu pour son expertise dans la pratique d’un sport sain et sécuritaire, Sport’Aide travaille depuis lundi en compagnie d’intervenant de Sports Nouvelle-Écosse et Via Sport Colombie-Britannique. Le Centre canadien pour l’éthique dans le sport (CCES) est aussi présent à la table.
«On présente tous nos programmes éducatifs à nos partenaires qui pourront les adapter et les dispenser sur leur territoire, a expliqué le directeur général de Sport’Aide Sylvain Croteau. On ira au collège St. Lawrence, jeudi, rencontrer des élèves.»
«Cette rencontre est historique»
Cette initiative s’inscrit dans le cadre d’un projet plus large financé par le Comité olympique canadien (COC) et le gouvernement canadien. «Au COC, nous ne sommes pas des experts dans le sport sécuritaire, mais notre rôle est de rassembler les différents intervenants au Canada, a souligné Lizanne Murphy qui a longtemps porté les couleurs de l’équipe canadienne de basketball. Cette rencontre est historique.»
«Dans le passé, il n’y a jamais eu de collaboration, non par faute de volonté, mais de moyens, de poursuivre la directrice des relations avec le système sportif et les athlètes au COC. Il y avait beaucoup d’initiatives, mais la collaboration était difficile. Avec un budget de l’ordre de 10 millions, on offre ces moyens pour favoriser le sport sécuritaire. À ce montant, le COC et le gouvernement canadien ont ajouté chacun un million pour développer des outils afin que la collaboration soit plus facile.»
«Un vote de confiance»
Croteau est très heureux que Sport’Aide soit mis à contribution. «C’est un vote de confiance à notre endroit. Nous sommes le seul organisme au pays qui offre une approche globale. On exporte notre recette à la grandeur du pays afin de permettre à nos partenaires de réussir des avancées plus rapides. On est fier et content d’aider à accélérer le développement du sport sécuritaire. Sans la participation financière du COC, tout cela n’aurait pas été possible.»
«Quand nous avons débuté il y a six ans, on aurait aimé profiter d’une telle aide, de poursuivre Croteau. Le Québec est en avance, mais il y a encore beaucoup de travail à faire.»
La recette de Sport’Aide ne deviendra pas systématiquement un copier-coller ailleurs au pays. «Comme Québécoise, je suis fière que tout a débuté ici, a indiqué Murphy qui a pris sa retraite en 2017 et s’est joint au COC un an plus tard. Le modèle québécois fonctionne bien, mais chaque province va y aller selon ses propres juridictions. Il y a une volonté partout au Canada. Il fallait toutefois débuter plus petit avec trois provinces représentées plutôt que de voir trop grand en partant. Oui il y a les Jeux olympiques, mais il y a aussi une volonté de faire progresser les valeurs du sport sécuritaire au Canada.»
Sport’Aide, Sports Nouvelle-Écosse et Via Sport Colombie-Britannique travaillent à sept projets simultanément.
Sport’Aide a offert 225 ateliers l’an dernier. Parce que la demande est très forte, l’organisme a embauché et formé des travailleurs autonomes qui interviendront dans les différentes régions du Québec.
«On mise sur une équipe de “sept passeurs” qui dispense notre contenu sur le terrain.»