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Spencer Carbery: «Parfois, les entraîneurs et la direction pensent un peu trop»

Les joueurs des Capitals se sont amusés sur la glace avec leurs enfants à la veille du premier match contre le Canadien

Photo Dave Lévesque
Photo portrait de Dave Lévesque

Dave Lévesque

2025-04-20T19:25:13Z
2025-04-20T19:26:37Z

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WASHINGTON D.C. | Ça devait être un entraînement optionnel dimanche pour les Capitals. Pourtant, tout le monde était sur la glace 30 minutes à l’avance. 

Et les joueurs sont restés longtemps sur les deux patinoires du centre d’entraînement de l’équipe situé en Virginie, à un jet de pierre du Pentagone.

Mais ce n’est pas ça qui a vraiment été surprenant de cette journée. C’est plutôt le fait que les joueurs ont passé plus d’une demi-heure à patiner avec leurs enfants une fois l’entraînement terminé, histoire de fêter Pâques avant que les vraies affaires commencent.

«C’était notre dernière occasion de passer du temps avec les enfants et de patiner avec eux. La famille passe en premier, mais demain, c’est le premier match», a expliqué Alex Ovechkin, qui a passé de longues minutes à regarder ses deux fils tenter de déjouer le gardien auxiliaire Clay Stevenson, qui semblait avoir autant de plaisir que les deux «Ovi Jr.».

Idée de Carbery

L’entraîneur-chef des Caps, Spencer Carbery, est un drôle d’oiseau, mais surtout un homme très intéressant. C’était son idée de convier les enfants sur la patinoire, même si les choses sérieuses commencent dans 24 h.

«Parfois, les entraîneurs et la direction pensent un peu trop. Les athlètes peuvent être des compétiteurs extrêmement intenses et des travailleurs infatigables qui prennent leur métier très au sérieux, je le sais parce que j’ai vu nos gars le faire toute la saison.

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«Tu peux aussi être un homme de famille qui aime passer du temps à l’aréna, et c’est quelque chose qui est important pour notre équipe et notre organisation, ça fait partie de notre culture. Nous voulons que nos joueurs soient très concentrés, mais quand l’occasion se présente, nous voulons aussi qu’ils apprécient le temps qu’ils passent à l’aréna», a expliqué Carbery.

Pendant que les enfants étaient sur la patinoire, on a pu remarquer que la fille de John Carlson a un certain talent et, surtout, tout un lancer. Elle s’est même permis un «but Michigan».

Toute la saison

Il y a quelque chose de sympathique dans le fait de voir le grand et gros Tom Wilson patiner avec son fils de moins de 1 an dans les bras ou de voir Alex Ovechkin qui a retiré le haut de son équipement pour enfiler un coton ouaté et ensuite aller regarder ses fils de 6 et 4 ans pousser la rondelle. Pendant ce temps-là, l’ancien du Canadien Lars Eller montrait à son fils comment patiner.

Et c’est le genre d’environnement qui est normal pour les joueurs. C’est ce qu’a constaté Pierre-Luc Dubois, que les Capitals ont acquis des Kings pendant la saison morte.

«Depuis le début de la saison, dès qu’il n’y a pas d’école ou que les gars ont une opportunité, ils emmènent leurs enfants. Ça crée vraiment un environnement où tout le monde est à l’aise et détendu.

«On dit qu’on est une famille et ça fait en sorte qu’on est plus à l’aise de parler, que ce soit dans le vestiaire ou quand on va sur la route. C’est le fun de voir tous les jeunes sur la glace.»

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