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«On se nourrit de son énergie sur le banc»: l’attitude de Carbery y est pour beaucoup dans les succès des Capitals

Les joueurs adorent le côté humain de leur entraîneur, qui est le deuxième plus jeune de la LNH

Photo portrait de Dave Lévesque

Dave Lévesque

2025-04-23T19:30:00Z

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WASHINGTON D.C. | Parmi les entraîneurs de la LNH qui font les délices des médias, il y a Jon Cooper et Paul Maurice. On peut désormais ajouter Spencer Carbery à la liste. 

• À lire aussi: Dylan Strome a eu besoin de changer de décor deux fois pour faire partie de l'élite de la LNH

À 43 ans, il est le deuxième plus jeune entraîneur de la LNH derrière Ryan Warsofsky, des Sharks, qui n’a que 37 ans. Il est assurément parmi les favoris pour remporter le trophée Jack-Adams remis à l’entraîneur de l’année dans la LNH.

Arrivé la saison dernière, il a opéré un virage à 180 degrés chez les Capitals, même si ceux-ci ont été éliminés dès la première ronde des séries éliminatoires au printemps 2024.

Sa mission était simple: redonner vie à cette équipe qui n’a remporté aucune série depuis qu’elle a soulevé la coupe Stanley en 2018. Ça pourrait bien se passer cette année.

Axé sur les détails 

Dylan Strome est arrivé avec les Capitals un an avant Carbery, il a donc connu l’ancienne administration. Il a vécu l’affront d’être exclu des séries. L’arrivée de Carbery a changé la donne.

«Il est très intense, il comprend bien le jeu et il a un bon ressenti quand il est derrière le banc dans un match. Il gère bien les situations et c’est ce que tu recherches chez un entraîneur, quelqu’un qui peut s’adapter et qui te donne les meilleures chances de l’emporter.»

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Strome, qui joue au centre d’Alex Ovechkin, estime que l’une des grandes qualités de Carbery est d’être capable de transférer son enthousiasme à ses joueurs.

«On se nourrit de son énergie sur le banc et même entre les périodes, il y a plusieurs occasions cette saison où nous avons eu une moins bonne période et il est venu nous dire ce que nous devions corriger, et la réponse a été bonne.»

Communication 

Chez les entraîneurs de la nouvelle génération, on vante souvent leurs qualités de communicateur. Pierre-Luc Dubois le confirme.

«Pour lui, tout passe par la communication. Tu peux avoir de très bonnes idées, être très intelligent pour développer un système, mais si tu ne peux pas communiquer, c’est difficile, des fois.»

Dubois est assez bien placé pour parler. Il en est à sa quatrième organisation dans la LNH et son père, Éric, est un entraîneur de carrière.

«Avec Carbery, c’est très facile de comprendre. C’est noir ou c’est blanc, il n’y a pas de zone grise. Si tu as des questions, sa porte est toujours ouverte, il aime parler.

«Il aime parler entre les matchs, il aime parler le matin, que ce soit pour parler de tout match ou parler de ta vie. Tout ça fait en sorte que, quand tu arrives sur la glace, tout est clair.»

Attitude 

Les entraîneurs de la vieille école aimaient tenir leurs joueurs à plusieurs bras de distance, mais ce n’est pas le cas de Carbery. Il veut avoir une relation avec eux.

«C’est vraiment une bonne personne, il est vraiment proche de ses joueurs et tu vois qu’il tient à eux. Dans le vestiaire, tout le monde apprécie ça et tout le monde veut jouer pour lui», assure Anthony Beauvillier, qui est arrivé à la date limite des transactions.

«Il a toujours un sourire, il s’intéresse à toi et à ta vie, pas juste à toi comme joueur. Il pose des questions sur ta famille, sur ce que tu as fait dans tes journées de congé», ajoute Dubois.

«Des fois, dans ce métier, on peut être vus comme des numéros, mais avec lui, chaque individu est une personnalité différente et il apprend à nous connaître.»

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