Spectaculaire, méthodique et méticuleux, le Canadien n'a fait qu'une bouchée des Flames


Jonathan Bernier
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Pendant 20 minutes, on a cru que le Canadien allait revivre le même genre de soirée qu’en octobre, à Calgary. À l’image de mercredi soir, le Tricolore avait passé la première période à bombarder le filet de Dustin Wolf.
La tenue du gardien californien avait forcé les Montréalais à avoir recours à la prolongation pour l’emporter. Cette fois, ce fut différent. Impeccable au cours du premier vingt, malgré les nombreuses occasions de marquer du Canadien, le gardien californien a cédé trois fois sur les cinq premiers tirs que les locaux ont décochés en deuxième période.

Trois buts qui ont mis la table pour ce gain de 4 à 1, crédité à la fiche de Jacob Fowler.
Celui d’Alexandre Texier, inscrit dans le haut du filet à l’aide d’un lancer décoché d’un angle restreint. Celui de Lane Hutson, marqué grâce à un tir sur réception à la suite d’une passe précise de Phillip Danault. Celui d’Oliver Kapanen, réussi en raison d’une belle combativité de Juraj Slafkovsky et lui.
Pour son retour devant ses partisans après trois semaines d'absence, le Canadien a été spectaculaire, méthodique et méticuleux. Et pas seulement en raison des pièces de jeu qui ont mené aux buts décrits plus haut. D’ailleurs, celui de Cole Caufield était également sublime.
Solide Slafkovsky
L’attaque massive déployée en milieu de match a bourdonné en territoire des Flames pendant deux minutes.Tellement qu’on sentait une certaine effervescence chez les spectateurs, tous assis sur le bout de leur siège.
Si le Canadien n’a enregistré aucun tir au cours de cette punition, c’est parce que les joueurs des Flames se sont jetés devant toutes les rondelles. Juraj Slafkovsky a vu deux de ces tirs être bloqués. En plus de rater deux autres tentatives.
D’ailleurs, le Slovaque s’est tapé dans le front avec l’un de ses gants en rentrant au banc. Avec le sourire, cela dit. On peut le comprendre. Encore une fois, tout semblait rouler comme sur des roulettes pour lui.
Quelques solides mises en échec ont également fait résonner le Centre Bell et soulevé les clameurs de la foule. Arber Xhekaj en échec-avant (!) sur Joel Hanley et Samuel Blais aux dépens d’Hunter Brzustewicz, se sont occupés de la portion robustesse.
• Regardez aussi ce podcast vidéo tiré de l'émission de Benoit Dutrizac, diffusée sur les plateformes QUB et simultanément sur le 99.5 FM Montréal :
Papa n’avait pas menti
Et que dire de cette lutte entre Hutson et MacKenzie Weegar pour l’obtention de la rondelle? Bien qu’il lui concède trois pouces et 46 livres, c’est le défenseur du Canadien qui a eu le dessus.
Conquise, la foule a ovationné ses favoris en faisant la vague et en scandant le fameux Olé!I Olé! Olé! pendant la totalité des deux minutes de l’une des pauses publicitaires de la troisième période. Disons que ça faisait longtemps que le Canadien n'avait pas offert une performance aussi convaincante à domicile.
Danault avait averti ses enfants que l’ambiance du Centre Bell serait électrique. S’ils ne dormaient pas encore à ce moment, ils ont compris ce que papa voulait dire. De quoi donner des frissons.
Parlant de l'attaquant de 32 ans, il a récolté trois points à ses deux derniers matchs. De plus, il a connu une autre solide soirée dans le cercle des mises en jeu. Gagnant de 13 de ses 15 duels, il a offert une véritable clinique à ses vis-à-vis.
Trois points pour Texier
Par ailleurs, puisque Kirby Dach a été aperçu sur la passerelle avec une botte thérapeutique, ce n’est pas demain la veille qu’on assistera à son retour.
À moins d’une transaction, le poste d’ailier droit du premier trio demeurera, jusque-là, la propriété d’Alexandre Texier. En tout cas, le Français met tout en oeuvre pour le garder le plus longtemps possible
En plus de marquer, il s’est fait complice des buts d’Hutson et de Caufield. Une première soirée de trois points depuis le début de sa carrière.