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Soulagé de récolter deux points, mais Martin St-Louis que que le Canadien «ne méritait pas cette game-là» face aux Sénateurs

Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2026-01-18T04:28:21Z

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OTTAWA | Le Canadien est rentré en avion et non en autobus malgré la courte distance qui sépare Montréal de la capitale fédérale. Sans doute parce que c’était la façon la plus rapide de se sauver après ce larcin aux dépens des Sénateurs.

« On ne méritait pas cette game-là, mais on est allés la chercher », a lancé Martin St-Louis, près du vestiaire des siens, visiblement soulagé par la tournure des événements.

Une évaluation de la situation qui était pas mal unanime dans l’environnement du Tricolore.

« On n’a pas joué un bon match, mais on a eu le résultat qu’on voulait », a indiqué Alexandre Carrier.

Le défenseur du Canadien marque un bon point. De la façon dont se déroule la course aux séries éliminatoires dans l’Association de l’Est, on prend tout ce qui passe. Particulièrement contre des rivaux de division directs comme les Sénateurs.

« Nous aurions voulu que les 60 minutes se déroulent d’une façon différente. Mais ce que nous voulions avant tout, ce sont les deux points », a ajouté Carrier, auteur du but égalisateur avec un peu moins de trois minutes et demie à écouler à la troisième période.

« On s’est endormis »

Si le Canadien a dû jouer du hockey de rattrapage, c’est en raison de l’atroce deuxième période qu’il a disputée. En avance 2 à 0, il a vu les Sénateurs inscrire quatre buts au cours du deuxième vingt. Tant et si bien qu’après 40 minutes de jeu, les locaux menaient 4 à 3.

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« Je pense qu’on s’est endormis, a relevé Nick Suzuki. On a joué à trois contre cinq, on a dû écouler des punitions et notre attaque massive ne fonctionnait pas. »

« Notre exécution était souvent mauvaise, a-t-il poursuivi. On était loin d’être à notre mieux. »

D’ailleurs, après avoir vu ses ouailles offrir une première période plus qu’honnête, St-Louis a eu de la difficulté à s’expliquer comment ils avaient pu tomber aussi à plat.

« Un moment donné, on dirait que le jeu allait trop vite. Je ne sais pas si c’est une question de fatigue en raison du calendrier, mais ils [les joueurs des Sénateurs] sont sortis avec beaucoup plus de rage et d’énergie que nous», a déclaré l’entraîneur-chef du Canadien.

L’urgence s’est fait attendre

Il a fallu attendre la marque des 15 minutes en troisième période pour voir le sentiment d’urgence embarquer chez le Canadien. C’est Juraj Slafkovsky qui a donné le premier élan en marquant son deuxième but du match, alors que le Tricolore évoluait à six contre cinq.

Une belle façon pour le Slovaque de récompenser son entraîneur de l’avoir utilisé sur deux trios à partir de la moitié de la troisième période.

« Je trouvais que les Sénateurs étaient lourds dans les coins de patinoire. Et Slaf, c’est justement son pain et son beurre. Je me suis dit qu’il fallait que je l’envoie sur la patinoire le plus souvent possible», a-t-il précisé.

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Longue séance vidéo à prévoir

Puis, après que Carrier eut envoyé tout le monde en prolongation, Caufield a clos la soirée avec son quatrième but de la saison en prolongation. Un but inscrit sur un lancer frappé, rien de moins.

« Je ne sais pas si je ferais ça encore. Je ne sais pas ce qui m’est passé par la tête. C’était un 2 contre 1, je voulais placer la rondelle sur le filet. Puis, je ne sais pas trop comment, mais ça a marché », a raconté le héros de la rencontre.

La bonne nouvelle, donc, c’est que le Canadien a gagné. Toutefois, St-Louis et ses adjoints risquent de passer plusieurs heures à décortiquer cette rencontre.

«Aller chercher une victoire comme celle-là, c’est bon pour la confiance. Tu prends les deux points. Mais ce n'est pas comme si on ne regardera pas ça ou qu’on n’en parlera pas. »

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