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Sondage défavorable au Bloc: «Un diable qu’on connaît est moins pire qu’un diable qu’on ne connaît pas», dit Blanchet

Agence QMI

2025-02-06T16:02:29Z

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Le chef du Bloc Québécois, Yves-François Blanchet, attribue la chute de son parti dans les intentions de vote du dernier sondage Léger-Le Journal-TVA Nouvelles à la peur que suscitent les menaces de tarifs douaniers de Donald Trump.

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Le dernier coup de sonde de la firme Léger place le Bloc Québécois à égalité avec les libéraux à 29%, une chute de 6% par rapport au dernier sondage qui s’accentue encore davantage lorsque les libéraux ont Mark Carney comme chef.

En entrevue avec Mario Dumont, M. Blanchet se dit serein face à ces données et affirme qu’il s’agit d’un réflexe normal de la part de la population.

«Les Américains ont déclenché un mouvement de panique, explique-t-il. Les gens ont peur. Quand les gens ont peur, ils ont tendance à reculer un peu. Je vais traduire calibrement, un diable qu’on connaît est moins pire qu’un diable qu’on ne connaît pas.»

«Les gens ont peut-être tendance à se replier un peu et la conversation ne fait que commencer, ajoute-t-il. Pour la population canadienne, c’est un peu "nous sommes ensemble contre un adversaire commun", et quelque part c’est très sain.»

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C’est ce même repli et cette même crainte des tarifs douaniers qui expliqueraient selon lui le déclin de l’appui à la souveraineté au sein de la population, qui chute à 29%, le plus bas taux depuis cinq ans, selon le sondeur Jean-Marc Léger.

«Cette peur-là dans la population se traduit par un réflexe de recul compréhensible, indique le chef du Bloc Québécois. Moi, je l’accueille avec une certaine ouverture parce que je pense que la conversation ne fait que commencer.»

«La peur a toujours été l’adversaire de l’idée de souveraineté, tant et si bien que nos adversaires ont toujours distillé la peur ou utilisé la peur, continue-t-il. Maintenant, ce sont les Américains qui suscitent une peur que les Québécois ressentent. Ça les fait peut-être reculer sur un projet qu’ils désirent, mais qui se demandent si c’est le moment d’en parler.»

M. Blanchet est d’avis que le Québec pourrait aussi bien se défendre contre les menaces de Trump s’il était indépendant.

«Le Québec n’aurait pas besoin de faire partie du Canada pour s’allier au Canada et aux Mexicains pour faire face à Washington, dit-il. Les États-Unis et le président Trump ont, en toute connaissance de cause, distillé beaucoup de peur dans la population.»

«Cette inquiétude-là, elle est compréhensible, et elle obligera le Bloc Québécois et le Parti Québécois à présenter davantage un argumentaire sur comment, une fois la négociation complétée, on aura une prévisibilité [...] qui nous permettra d’avoir une élection en 2026 qui sera beaucoup plus sereine que ce qu’on vit maintenant dans l’actualité», renchérit-il.

Yves-François Blanchet croit également que les appuis de Mark Carney au Québec pourraient vite s’estomper au fur et à mesure que la date du scrutin approche.

«On attendra de voir ce que d’autres sondages diront, et on attendra de voir ce que monsieur Carney dira, si jamais on lui indique que le Québec, c’est autre chose que d’aller chercher l’appui de François-Philippe Champagne à Shawinigan», mentionne le chef bloquiste.

«Il ne vient pas au Québec, il ne s’intéresse pas au Québec, il ne parle pas tant que ça la langue du Québec, alors que nous, nos valeurs, et notre économie, c’est très différent que ses banques à lui à Toronto, ajoute-t-il. Entre maintenant et le jour de l’élection, il y aura beaucoup de politique et il y aura des débats. Je les attends avec beaucoup de sérénité.»

Voyez l’entrevue complète dans la vidéo ci-dessus

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