«Son poids, c’est de la merde!» - Lance Stroll


Louis Butcher
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D’entrée de jeu, Lance Stroll s’est fait rassurant sur sa participation au Grand Prix de Bahreïn, première escale, dimanche, d’un long calendrier en Formule 1 qui comportera 23 épreuves en 2022.
Contrairement à son coéquipier chez Aston Martin, Sebastian Vettel, qui a dû déclarer forfait après avoir obtenu, mercredi soir, un test positif à la COVID-19, le Québécois disputera bel et bien la 101e course de sa carrière en F1.
L’écurie, dirigée par son père, Lawrence, n’a pas connu six journées d’essais hivernaux particulièrement fructueuses, bien qu’il faille interpréter les résultats de chacun des 20 engagés avec modération.
«Chaque équipe avait sa propre stratégie, de rappeler Stroll, lors d’un entretien hier en visioconférence avec quelques journalistes canadiens. On ne savait pas, notamment, qu’elle était la quantité de carburant à bord des voitures.»
«Cette première course, a-t-il renchéri, nous permettra de mieux nous comparer avec les autres écuries du plateau.»
Des critiques
Cette saison marque le début d’une nouvelle ère en F1 avec la mise en place d’une réglementation inédite qui a forcé les dix écuries du plateau à redessiner leur monture.
Stroll a sa petite idée sur cette démarche et il n’a certes pas caché sa frustration à la question du représentant du Journal.
«Le pilotage de cette voiture est très différent de celui de l’an dernier, répond-il. La monoplace est plus capricieuse et on éprouve beaucoup moins de plaisir derrière le volant.»
«Mais la plus grosse lacune, poursuit-il, c’est sa lourdeur. En fait, son poids, c’est de la... merde. Tous les intervenants doivent déjà penser à changer les règlements. Les monoplaces en 2022 ne sont plus celles qui étaient jadis incroyables à piloter. On doit arriver à une solution rapide pour alléger la voiture», prétend-il.
Les roues plus imposantes sont aussi une source de préoccupation pour le pilote de 23 ans, qui entreprendra ce week-end sa sixième campagne en F1.
«Cette nouvelle disposition nuit à notre visibilité dans les virages», dit-il.
Bref, cette refonte de la F1 ne fait pas le bonheur de Stroll. Son compatriote Nicholas Latifi, qui s’est également adressé aux journalistes canadiens hier, a partagé cette opinion.