«C’était déjà une rock star»: son entrevue prérepêchage a marqué ce dépisteur québécois


Jean-Nicolas Blanchet
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«Il est arrivé avec ses jeans troués. À l’époque, pas grand-monde ne portait ça. Il avait son gros sourire... pas de dents en avant. Je me souviens, c’était déjà une rock star.»
C’est ce que m’a lancé Martin Pouliot, dépisteur pour les Capitals de Washington depuis 25 ans.
Il se rappelle encore très bien cette entrevue entre Ovechkin et l’état-major des Capitals. C’était lui ou Malkin. «Un ou l’autre, disons qu’on ne se serait pas trompé», rigole-t-il.

«Malkin, c’était le fabricant de jeux avec les mains en or. C’était un gros bonhomme. Mais pour nous, c’était unanime. On voulait y aller avec le marqueur. Tout le monde l’attendait depuis qu’il avait 14 ans», poursuit-il.
Des parents «ours»
L’historique familial d’Ovechkin le favorisait aussi, rappelle le dépisteur. Sa mère, ancienne joueuse de basketball, a deux médailles d’or olympiques. Son père était un joueur de soccer. Des parents aux physiques d’«ours», semble-t-il. Et ç’a donné un petit Alex de 6 pi 3 po et 240 lb. «Il est tellement massif», lance Martin Pouliot.

S’attendait-il à ce qu’il batte un jour le record de Wayne?
«Je n’aurais jamais pensé. Gretzky était trop dominant à son époque.»
La différence, c’est qu’il ne manque pas de matchs, à son avis. «La douleur, il l’encaisse. Parfois, il ne marque pas durant 10 matchs et tout le monde se demande pourquoi. Ça peut être parce qu’il traîne une blessure. Mais il ne se plaint pas. Il va jouer quand même.»
Il veut le battre et va le battre
Le dépisteur de Québec n’en revient tout simplement pas de ce qu’il est encore capable de faire à 39 ans. «Tout le monde le sait où il se place et ça marche encore.»
Si ce record pouvait, à mon avis, représenter une distraction pour les Capitals, qui étaient censés piquer du nez au classement, Martin Pouliot est heureux de m’indiquer que c’est exactement l’inverse qui se produit.
«Notre bon début de saison est un peu relié à ça. Les gars sont enthousiastes. Quand il marque, tout le monde est heureux. [...] Ovechkin est concentré. Je te le dis: il veut le battre, le record. Et il va le battre.»