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Son ampoule au pied cachait un cancer de la peau

Un sexagénaire de Drummondville est en rémission d'un mélanome, après une opération, de la radiothérapie et de l'immunothérapie

François Bouffard, un enseignant à la retraite de 62 ans, croyait qu'il avait une ampoule entre deux orteils de son pied gauche. Mais il s'agissait d'un mélanome, un cancer de la peau, qui a nécessité une opération, des traitements de radiothérapie et d'immunothérapie.
François Bouffard, un enseignant à la retraite de 62 ans, croyait qu'il avait une ampoule entre deux orteils de son pied gauche. Mais il s'agissait d'un mélanome, un cancer de la peau, qui a nécessité une opération, des traitements de radiothérapie et d'immunothérapie. Photo Hugo Duchaine
Photo portrait de Hugo Duchaine

Hugo Duchaine

2026-05-23T04:00:00Z

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Un homme qui croyait avoir une banale ampoule entre deux orteils était plutôt atteint d’un mélanome qui gangrenait son pied.

• À lire aussi : « C’est très inquiétant » : Forte hausse des cancers de la peau liés à l’absence de crème solaire

« Un mélanome, je ne savais même pas ce que c’était », lance François Bouffard, un enseignant à la retraite de 62 ans, aujourd’hui en rémission.

À l’automne 2024, il croyait avoir une simple ampoule sur le pied. « Mais ça piquait toujours de plus en plus et je me grattais », se souvient le résident de Drummondville.

Personne de son entourage ne pouvait deviner ce qu’il avait. Il a finalement consulté un médecin, qui l’ignorait lui aussi.

Ce dernier l’a référé à un podiatre, qui a fait une biopsie de la petite plaie. Puis, le verdict est tombé : un mélanome, soit un cancer de la peau, de stade avancé.

Tout retirer

Il a été soigné au Centre hospitalier universitaire de Montréal (CHUM). La tumeur devait d’abord être retirée en grattant plusieurs centimètres de peau de son pied.

Des cellules cancéreuses s’étaient incrustées et le chirurgien lui a proposé d’amputer deux orteils et une partie de son pied pour l’éliminer.

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Après le diagnostic, le mélanome de François Bouffard a rapidement pris de l'ampleur avant sa chirurgie.
Après le diagnostic, le mélanome de François Bouffard a rapidement pris de l'ampleur avant sa chirurgie. PHOTO FOURNIE PAR FRANÇOIS BOUFFARD

Heureusement, une oncologue lui a proposé un plan B. Après une greffe de peau sur son pied, il a plutôt subi 25 jours de radiothérapie pour éliminer les dernières cellules malsaines.

« Ça faisait mal, ça chauffait », dit-il, à propos des traitements. Ensuite, il a aussi fait six semaines d’immunothérapie pour tout éradiquer.

Du temps et de l’argent

M. Bouffard devient émotif en repensant aux deux dernières années, complètement chamboulées par le cancer.

« Les traitements, les rendez-vous, l’anxiété », énumère-t-il. « Ça prend des sous et du temps, une chance que j’étais à la retraite », poursuit-il, estimant qu’il a effectué plus de 50 allers-retours à Montréal pour ses soins.

Le joueur de golf espère que son témoignage poussera plus de Québécois à faire attention au soleil. Il a lui-même passé d’innombrables heures sur les terrains de golf sans une goutte de crème solaire. Heureusement, tout va bien aujourd’hui.

« Depuis un an, tous mes chums se crèment, mes garçons aussi », explique-t-il.

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