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Soirée de 48 arrêts: sortez les céleris au Cheez Whiz pour Sam

Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2024-10-10T04:00:00Z

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À défaut de travailler sur l’attaque massive, le Canadien a passé son camp d’entraînement à peaufiner son jeu défensif. Face aux Maple Leafs, on a eu l’impression que le Tricolore avait perdu son temps pendant trois semaines.

À partir de la deuxième période, les visiteurs ont pris le contrôle de la rondelle et du territoire montréalais. Au fil des dernières semaines, l’entraîneur-chef du Tricolore aimait bien vanter la domination de ses troupiers à forces égales. Hier soir, il aurait été bien mal avisé de le faire. Toronto a dominé la colonne des tirs 42 à 18 à cinq contre cinq.

Sans Samuel Montembeault, il n’y aurait pas eu de match. Arrêt de la jambière droite sur un tir à bout portant, arrêt de la mitaine sur un plomb d’Auston Mathews. Un autre aux dépens du capitaine des Leafs avec une seule seconde à écouler au match. Il fut intraitable.

Ben Pelosse / JdeM
Ben Pelosse / JdeM

Défi relevé

Ses 48 arrêts lui ont permis d’établir un record de la LNH pour le blanchissage ayant nécessité le plus grand nombre d’arrêts lors d’un match inaugural.

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Céleris au Cheez Whiz, craquelins Goldfish ou pets-de-sœur, Montembeault a mérité de piger dans le sac de collations d’avant-dodo.

Le gardien de 27 ans a pris son entraîneur-chef au mot. Mardi, Martin St-Louis, sans doute désireux de stimuler l’esprit compétitif de l’homme masqué de Bécancour, n’a pas voulu confirmer qu’il serait son homme de confiance durant toute la saison. Il a relevé le défi.

Hutson déjà un favori

En gagnant 1 à 0, le Canadien a réussi dans un domaine où il avait échoué 27 fois l’an dernier: remporter un match par la marge d’un but.

Le but qui a fait la différence? Un tir sur réception de Cole Caufield en supériorité numérique. C’est digne de mention, considérant le peu de temps consacré à cet aspect du jeu pendant le camp d’entraînement.

Avant longtemps, Lane Hutson sera l’un des favoris de la foule. On en a eu un bon indice lors de la présentation des joueurs, alors que la recrue a été l’un des joueurs les plus applaudis.

Photo BEN PELOSSE
Photo BEN PELOSSE

Le jour n’est pas loin, non plus, où il aura le mandat de diriger la première unité de l’attaque massive. Non pas que Mike Matheson ne fait pas du bon boulot [il fut à l’origine du but de Caufield], mais la mobilité de la recrue et la vitesse avec laquelle il fait bouger la rondelle donneront le tournis à ceux qui ont pour mission de le contrer.

D’ailleurs, ça ne fera pas de tort à Matheson de partager le travail. Utilisé autant à court d’un homme qu’en supériorité numérique, Matheson a foulé la glace pendant 26 min, 11 s. Pas certain que c’est un rythme qu’il est possible de tenir bien longtemps. Quoique l’attaque massive, ce n’est pas ce qu’il y a de plus éreintant.

Slafkovsky s’impose

Juraj Slafkovsky en est un autre qui s’est distingué. Le Slovaque est à cent lieues du joueur timide qu’il était l’an passé.

Hier, il a utilisé son physique à quelques occasions pour lutter avantageusement pour l’obtention de la rondelle. Il s’est également porté à la défense de Nick Suzuki et de Caufield, qu’Oliver Ekman-Larsson tentait d’intimider.

Il y a deux semaines, St-Louis avait mentionné que c’est quelque chose que le gros bonhomme devait afficher.

Il a dû être satisfait.

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