Snowboardcross: une deuxième très bonne raison de célébrer pour Éliot Grondin, qui voit sa blonde remporter l’or olympique


Richard Boutin
Partager
LIVIGNO, Italie | Médaillé d’argent en snowboard cross, jeudi, le planchiste Éliot Grondin avait une autre excellente raison de célébrer 24 heures plus tard. Sa blonde, Josie Baff, a remporté l’or olympique.
Auteure d’un gros dépassement en demi-finale et en finale, l’Australienne a connu une journée de rêve alors que le Beauceron était très nerveux en suivant sa progression. «Je savais qu’elle avait le potentiel pour gagner», a mentionné Grondin après avoir accordé une entrevue à la télévision australienne. «Mais c’est tellement stressant. Je suis vraiment fier de Josie.»
Grondin estime qu’il n’y a aucune comparaison entre le stress qu’il ressent quand il se retrouve sur sa planche et celui engendré quand il regarde sa blonde en action. «C’est beaucoup plus stressant de regarder que de courir, a-t-il indiqué. Tu n’as aucun contrôle et aucun pouvoir sur le résultat. Elle a bien joué ses cartes.»
Entouré de membres de l’équipe australienne, Grondin n’a pas manqué une seconde de la journée de travail de sa blonde. Les bras dans les airs quand sa copine a remporté la demi-finale et la finale, Grondin était très ému. Plusieurs de ses adversaires sont venus le féliciter.
Dans une finale très relevée réunissant deux autres médaillées d’or olympique, l’Australienne a réussi un dépassement déterminant et n’a jamais été inquiétée par la suite.
Championnes olympiques en 2014 et 2018 respectivement, la Tchèque Eva Adamczykova et l’Italienne Michela Moioli ont remporté l’argent et le bronze.
Une sortie rapide pour Audrey McManiman
Auteure du 12e meilleur temps dans les descentes de classement, Audrey McManiman avait bon espoir de franchir une ou deux rondes, mais son parcours s’est arrêté dès les huitièmes de finale.

Pointant au deuxième rang en milieu de parcours après un dépassement, ce qui lui aurait permis d’obtenir son billet pour la ronde de quarts de finale, McManiman s’est fait servir la même médecine par l’Américaine Faye Thelen.
«J’avais bon espoir de terminer en force parce que j’avais réussi le quatrième meilleur temps dans le bas du parcours lors des descentes de classement en matinée et que je connaissais ma meilleure journée sur la neige depuis mon arrivée en Italie, mais l’Américaine a profité de son expérience pour me couper dans la fin du virage 4. Ce fut une course serrée.»
Déçue du résultat, McManiman était fière de sa descente. «J’ai fait une très bonne descente et mon résultat ne représente pas mes efforts et ma course, a-t-elle indiqué. Je suis fière sauf du chiffre aux côtés de mon nom.»
Dans le portillon de départ, la planchiste de 31 ans a eu une pensée bien précise. «Je me suis rappelé ce qu’on m’avait dit quand j’ai commencé le snowboard, a-t-elle mentionné. On me disait que le snow, c’était plus difficile que le ski et je voulais leur montrer. J’étais juste assez stressée quand j’ai pris le départ.»
À dimanche!
En raison des blessures, McManiman était la seule Canadienne au départ. Qualifiées toutes les deux pour Milan-Cortina, Meryeta O’Dine et Tess Critchlow ont dû déclarer forfait.
McManiman sera de retour en action, dimanche, alors qu’elle unira ses efforts à ceux de Grondin dans l’épreuve par équipe mixte. Grondin a remporté le bronze à Pékin en 2022 dans cette épreuve en compagnie d’O’Dine.