Snowboard cross: Éliot Grondin comblé de finir la saison à la maison


Stéphane Cadorette
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Malgré le fait qu’il n’a aucune chance de mettre la main sur un troisième globe de cristal, le Beauceron Éliot Grondin se réjouit d’avoir l’occasion de terminer sa saison par la Coupe du monde de snowboard cross chez lui, samedi, au Mont-Sainte-Anne.
L’élite mondiale boucle le circuit ce week-end, à la station de Beaupré, qui reçoit la Coupe du monde pour sa quatrième édition.
Grondin, qui a récolté l’argent aux Jeux olympiques de Milan il y a un peu plus d’un mois, loge actuellement au huitième rang du classement dominé par l’Allemand Leon Ulbricht (355 points) et le Français Aidan Chollet (354 points).
Avec une récolte de 197 points, Grondin, peu importe le scénario qui se dessinera ce week-end, sait déjà que le globe de cristal lui échappera.
Deux courses annulées en Turquie l’ont empêché de se faire valoir et, cette année, il n’y aura qu’une journée de compétition au Mont-Sainte-Anne plutôt que les deux habituelles.
À la montagne, jeudi, le double champion en titre ne semblait pas trop amer.
« C’est sûr qu’on veut toujours avoir un globe, mais en même temps, j’ai remporté une médaille d’argent olympique. Cette saison était basée sur les Olympiques, où je suis arrivé si près [de l’or]. Un globe aurait été cool, mais ce n’était pas l’objectif cet hiver.
« Il reste qu’il y a un travail à accomplir. Il y a encore une course que quelqu’un va remporter, donc on va se préparer pour ça. Je pense que ça aurait été plus tannant pour le globe si je n’en avais pas déjà deux autres. Ça se prend un peu mieux », a-t-il lancé en esquissant un sourire.
Vive la maison !

L’orgueil de Sainte-Marie, qui réside maintenant à Québec, assure qu’il n’aura pas besoin de creuser bien loin pour trouver la motivation.
« En Autriche, c’était plus difficile, mais pas ici, où j’ai la chance de courser chez moi. Je veux bien faire à la maison. Si je regarde mes dernières années ici, ma fiche est quand même bonne. Ça a toujours été l’une de mes courses préférées et on va continuer comme ça », a noté celui qui avait terminé premier et deuxième des deux épreuves il y a un an.
Nouvelle perspective
Grondin ne cache pas que la pilule olympique a été difficile à avaler, l’or lui ayant encore glissé des mains par 0,2 seconde, comme quatre ans plus tôt.
Avec du recul, il demeure fier de sa médaille d’argent.
« C’est un bel accomplissement. À 24 ans, j’ai trois médailles olympiques. Juste ça, en partant, ce n’est pas mauvais », a-t-il constaté.
« C’est plus le fait d’avoir vécu le même scénario deux fois de suite qui a été crève-cœur. J’ai repensé un peu aux derniers mois et aux dernières années, puis je ne changerais pas rien dans ma préparation. Après cette compétition, il faut juste prendre quelques semaines de repos, puis s’asseoir avec tout le monde et s’assurer que ça n’arrivera pas une autre fois », a-t-il noté.
En plus de Grondin, le public pourra observer une autre olympienne, Audrey McManiman, qui loge au 22e rang mondial. James Savard-Ferguson, de l’équipe canadienne NextGen, ainsi qu’Anne-Sophie Schonbeck et Griffin Mason, de l’équipe du Québec, représenteront la relève.
Un retour dans la mire pour une cinquième édition
Canada Snowboard espère toujours obtenir la confirmation, d’ici deux ou trois semaines tout au plus, que la Coupe du monde de snowboard cross reviendra au Mont-Sainte-Anne la saison prochaine.
Roberto Montanés, vice-président des événements et de l’engagement de la fédération canadienne, affirme que les discussions vont bon train avec la Fédération internationale de ski (FIS). Rien n’est toutefois coulé dans le béton.
« Nous sommes en train de travailler avec la FIS. Avec la station ici, on a déjà eu quelques rencontres. On veut continuer. Nous avons eu des conversations très productives », a-t-il signalé.
Le calendrier du circuit de la Coupe du monde de 2027 doit être confirmé avant la fin du mois d’avril.
« Ça va aller vite. Notre objectif, c’est que ce week-end, on ait une idée à 90 % sûre pour être en mesure de confirmer les dates dès le début ou la mi-avril », a continué Montanés.
Encore les finales
Des formalités au calendrier demeurent à régler puisque, l’an prochain, les championnats du monde auront lieu.
Ce que Canada Snowboard souhaite plus que tout, c’est de pouvoir continuer à présenter les finales du circuit de la Coupe du monde en snowboard cross, qui ajoutent un cachet particulier en raison du couronnement avec les globes de cristal.
« Comme pays, on a toujours eu une excellente relation avec la FIS. On a bonne réputation. Ce qui est le plus compliqué, c’est de garantir la Coupe du monde pendant les dates qu’on souhaite. On veut continuer à présenter la finale », a insisté Montanés.
Selon lui, autant du côté des planchistes que de celui des partenaires, le Mont-Sainte-Anne représente l’endroit idéal.
« Il y a une certaine pression des athlètes internationaux, qui disent que c’est le meilleur parcours. Du côté de nos partenaires financiers, on n’a jamais eu de questions. Ils sont toujours derrière le projet. »