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«Les arbitres m’ont dit qu’il m’avait frappé dans la poitrine» – Juraj Slafkovsky

Photo portrait de Jean-François Chaumont

Jean-François Chaumont

2023-12-29T17:40:56Z

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SUNRISE | Juraj Slafkovsky n’a jamais douté. Même s’il semblait sonné après la mise en échec de Stefan Noesen, il avait la conviction qu’il n’avait pas subi une commotion cérébrale.

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«Les arbitres m’ont dit qu’il m’avait frappé dans la poitrine, a dit Slafkovsky sur un ton sarcastique. Alors, je présume que j’étais prêt à jouer.»

Signe d’un joueur en santé, Slafkovsky a participé à l’entraînement du Canadien au lendemain de ce revers de 5 à 3 contre les Hurricanes à Raleigh. Le premier de classe du repêchage de 2022 avait encore sur le cœur la fin de la rencontre. 

«La pire portion pour moi, c’est qu’ils m’ont sorti du match pour aucune raison. J’ai manqué des minutes importantes en fin de rencontre, les cinq dernières. Je voulais jouer. Et nous n’avons pas profité d’une punition aux Hurricanes. Mais il n’y a rien que je peux faire maintenant.» 

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Un éclaireur (spotter) situé dans les gradins du PNC Arena a exigé que Slafkovsky passe le protocole des commotions cérébrales. Malgré l’insatisfaction du jeune ailier de 19 ans, il s’agit d’une sage décision. Mais on comprend et on salue le côté compétitif du principal intéressé. 

 «Nous savions depuis hier soir qu’il était pour sauter sur la patinoire ce matin, a mentionné Martin St-Louis. C’est une mise en échec qu’on cherche à éliminer, mais ça reste un jeu rapide. C’est impossible de les éliminer à 100%. Il s’agit d’une situation qui peut arriver. Je suis juste content de voir que Slaf est correct.»

Slafkovsky poursuivra donc sa longue audition à l’aile droite du premier trio avec Nick Suzuki et Cole Caufield. Pour la visite à Sunrise en Floride face aux Panthers, il en sera à un onzième match d’affilée à cette position. Il n’a pas juste gagné en confiance depuis son utilisation au sein de cette unité, il a aussi trouvé des façons de contribuer offensivement. 

Un débat à venir?

Josh Anderson l’avait dit dans le minuscule vestiaire de l’équipe adverse au PNC Arena. Il aimerait que les arbitres obtiennent la permission de revoir des coups à la tête sans être dans l’obligation de décerner une punition de cinq minutes sur-le-champ. 

«Quand un gars gît sur la glace, je pense que ça vaut la peine de le réviser, avait déclaré Anderson jeudi soir. Ils ne doivent pas nécessairement punir, mais au moins regarder au cas où il y aurait eu un coup à la tête. C’est juste mon opinion.»

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St-Louis a ajouté sa voix à celle d’Anderson. 

«Je pense que les arbitres devraient pouvoir revoir le jeu, absolument, a mentionné l’entraîneur en chef. Ça se déroule rapidement. Je n’étais pas certain après le coup et je l’ai vu en direct. À la reprise, c’est une image à la fois et tu peux voir où se retrouve le point d’impact. Les arbitres ont un boulot difficile. Ils ont besoin de prendre une décision en direct. Je ne blâme pas les arbitres. La LNH fait déjà un bon travail pour limiter les coups à la tête. Si on recule de 15 ou 20 ans, ça se produisait tous les matchs. Et plus d’une fois par match.»

S’il votait «oui» à la possibilité de revoir un coup à la tête, St-Louis hésiterait à imiter la Fédération internationale de hockey qui punit automatiquement tous les coups à cette région fragile du corps. 

«Il faut rester prudent à ce sujet puisqu’il y a des occasions où le blâme revient à celui qui encaisse le coup, a-t-il répliqué. Un joueur peut perdre l’équilibre avant de se faire frapper. Il y a des zones grises. Mais nous regardons justement cette zone grise aujourd’hui, contrairement à une autre époque où les mises en échec à la tête restaient légales.»

Dans un autre registre, St-Louis a confirmé que Jake Allen sera son gardien partant samedi face aux Panthers. 

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