Slafkovsky et Dobes rassemblent Tchèques et Slovaques derrière le Canadien de Montréal

Marianne Lafleur
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À des milliers de kilomètres de leur pays d’origine, des partisans tchèques et slovaques se sont rassemblés vendredi soir à Brossard pour visionner le deuxième duel du Canadien contre les Sabres où Juraj Slafkovsky et Jakub Dobes faisaient la fierté de leur communauté.
« Slafkovsky, en Slovaquie, c’est comme un Dieu. Chaque fois qu’il compte un but, ça passe dans nos nouvelles », raconte le Slovaque Michal Silber, les yeux rivés sur l’écran géant du resto-bar La Chicane à Brossard.

Son père ayant grandi dans la même ville que l’attaquant montréalais, il suit sa carrière avec attention depuis ses débuts.
Et comme ses amis tchèques réunis autour de la table, il s’émerveille aussi devant les performances du gardien Jakub Dobes qu’il compare à Jaroslav Halak, héros slovaque des séries de 2011 à Montréal.
Les prouesses impressionnantes du cerbère devant le filet des Montréalais vendredi soir ont d’ailleurs fait bondir le groupe de son siège à plusieurs reprises.
« Češi Do Toho », a lancé John Kolar, expliquant que c’est sa version du « Go Habs Go ».
Retour à leurs racines
Pour eux, le hockey reste un lien direct avec leurs racines.
« Ces deux joueurs représentent vraiment bien nos pays et c’est cool de les voir avoir du succès avec le Canadien », affirme l’homme originaire de la Tchéquie.
Loin d’entretenir une rivalité entre les deux nations, les partisans parlent plutôt d’un lien naturel entre les peuples tchèques et slovaques,
« On est comme des frères et sœurs », résume celui qui habite maintenant à Windsor en Ontario.

Autour de la table couverte de chandails du Tricolore, mais aussi de vêtements aux couleurs tchèques et slovaques, les hommes levaient leur bière pour célébrer leur premier visionnement ensemble d’un match de la Sainte-Flanelle.
Passionnés depuis toujours
Pour Joseph Maxant, il est difficile d’imaginer grandir en Tchéquie sans développer une passion pour le hockey.

« J’ai des amis du Canada qui ne s’intéressent pas au hockey, mais c’est très rare que ça arrive en Tchéquie », souligne l’homme de 60 ans.
Arrivé au Québec à 3 ans avant de retourner vivre à Prague au début de sa vie adulte, il garde des souvenirs très vifs des conquêtes des coupes Stanley du Canadien.
« Je suis descendue dans les rues quand on a gagné en 1986 et 1993 », raconte-t-il avec un sourire.
Dans sa famille, plusieurs encouragent l’équipe comptant le plus de joueurs tchèques, mais lui, il reste fidèle au Bleu-Blanc-Rouge. Et avec l’alignement du Canadien cette année, il a l’impression d’avoir le meilleur des deux mondes.

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