Slafkovsky est parti pour la gloire!
Son premier but dans la victoire de la Slovaquie aux mains des Finlandais était de toute beauté.


Marc de Foy
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Voilà, la preuve est faite! Juraj Slafkovsky est un joueur de calibre supérieur, un joueur de classe internationale, un gros ailier comme en recherche toute équipe de la Ligue nationale. Notre Slovaque préféré est parti pour la gloire!
Certains diront peut-être qu’il ne faut pas s’emballer trop vite et que le tournoi de hockey olympique ne fait que commencer. Mais le constat est clair.
Ça crève les yeux!
Arrivé à maturité
Slafkovsky ne fait que continuer ce qu’il a entrepris avec le Canadien cette saison. On savait tous – lui le premier – que la campagne en cours en serait une de grande vérité pour lui.
Non pas qu’il avait été moche à ses deux premières saisons complètes à Montréal. Au contraire, ses deux saisons de 50 points laissaient présager des jours meilleurs. Mais en jouant dans l’ombre de Nick Suzuki et Cole Caufield, il faisait anonyme.
Les projecteurs étaient braqués sur le capitaine et pivot du premier trio et la petite machine à marquer.
Sans dire qu’il n’était qu’un figurant, Slafkovsky se laissait glisser dans le sillon tracé par ses deux compagnons de trio.
Puis, dans une tentative d’équilibrer ses deux premiers trios, Martin St-Louis a jumelé Slafkovsky à Oliver Kapanen, qui avait hérité du poste de deuxième centre par défaut, et à Ivan Demidov, le cadet du Tricolore.
Pif! Paf! Pouf!
Le deuxième trio tant recherché était né.
Investi d’un rôle de meneur au sein de cette unité, Slafkovsky a pris son envol.
Quel but!
Son premier but dans la victoire de la Slovaquie aux mains des Finlandais était de toute beauté. Tel l’ailier de puissance qu’il est, il a coupé au filet avant de décocher un tir qui n’a laissé aucune chance au gardien Juuse Saros.
Slafkovsky a terminé le match avec deux buts et une mention d’aide.
Toute une entrée en matière.
On peut toujours dire que, dans leur peau de négligés, les Slovaques jouent sans pression. Mais c’est toute une mise en garde qu’ils ont servie aux Finlandais.
Leçon pour le Québec
Le gardien Samuel Hlavaj a été solide et le défenseur Simon Nemec, deuxième joueur repêché derrière Slafkovsky en 2022, a joué à la hauteur de sa réputation.
C’est bien pour dire.
Petit pays comptant une population de 5,4 millions (recensement de 2024), la Slovaquie est parvenue à produire les deux premiers choix au repêchage de la LNH, il y a quatre ans.
Voilà une leçon à retenir pour le Québec qui partage des points en commun avec la patrie des frères Stastny.
Politiquement et socialement.
J’ai déjà hâte aux deux prochains matchs de Slafkovsky et sa bande qui affronteront l’Italie vendredi et la Suède samedi.
Entretemps, il faudra voir ce que le Canada fera contre la Tchéquie jeudi.
Ça ne devrait pas être trop difficile quoique...