Ski alpin: la championne mondiale Laurence St-Germain contente d’avoir pu renouer avec la compétition


Richard Boutin
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Même si elle n’est pas encore au sommet de son art, la championne mondiale Laurence St-Germain est très heureuse d’avoir pu renouer avec la compétition dimanche dernier en Slovaquie.
Chaussée d’une botte spécialement conçue pour offrir plus d’espace à sa cheville blessée, la skieuse a terminé au 22e rang du slalom de Jasna. «Je ressens encore un peu de douleur, mais en situation de course avec l’adrénaline et le stress, je ne sens pas la douleur, a-t-elle raconté. La progression va se poursuivre dans le gymnase. Ça fait du bien de revenir à la compétition.»
St-Germain a dû repousser son retour. «Ce fut un peu plus long, mais il n’y avait rien d’alarmant. C’est une blessure [déchirure du ligament deltoïdien] qui est rare en ski alpin et je n’avais pas d’attentes. Je voulais m’assurer de ne pas ressentir de douleur à mon retour et je ne voulais pas revenir trop vite.»
De retour à Montréal où elle poursuit ses études à HEC avant de repartir en Europe pour la prochaine étape de la Coupe du monde, Germain s’accordera une petite pause. «Après une courte pause, je vais reprendre l’entraînement en gymnase et je repars le 31 janvier pour un bloc d’entraînement en Europe, a-t-elle souligné. Pour mon retour, la préparation sur neige n’était pas idéale. J’ai fait seulement deux descentes.»
Présente à Tremblant pour la Coupe du monde de slalom géant au début décembre, St-Germain s’est blessée seulement quelques jours après son arrivée en Italie le 11 décembre.
Blessure au mauvais moment
Si aucun athlète souhaite subir une blessure, le moment est, dans ce cas-ci, plus difficile à accepter. «C’est préférable que ça arrive cette année parce qu’il n’y a pas de championnat mondial ou de Jeux olympiques, mais me blesser tout juste avant un bloc de cinq courses en quatre semaines n’est pas l’idéal, a souligné St-Germain. Ça me coûte cher au classement.»
St-Germain a raté quatre courses. «Les 25 meilleures se qualifieront pour les finales de fin de saison et je tente de ne pas y penser, a-t-elle reconnu. Mon objectif en début de saison était de terminer dans le top 7 au classement cumulatif et ce n’est plus réalisable. À chaque course, mes objectifs ne changent pas. Je veux percer le top 10 et monter sur le podium.»
Avec deux courses au calendrier avant les finales qui se dérouleront du 16 au 24 mars à Saalbach en Autriche, St-Germain pointe en 28e place selon le dernier classement de la Fédération internationale de ski et de snowboard (FIS).
La prochaine Coupe du monde aura lieu le 11 février à Soldeu, puis un arrêt est prévu à Are, en Suède, le 10 mars.
Nervosité comme en début de saison
Avant de se présenter dans le portillon de départ en Slovaquie, St-Germain avait disputé sa dernière course le 26 novembre à Killington au Vermont. «Je ne craignais pas de me blesser de nouveau, mais je ressentais la même nervosité qu’en début de saison, a-t-elle expliqué. Sur la touche depuis un bout sans faire de descentes chronométrées, je ne savais pas où je me situais. À ma première descente, j’étais plus nerveuse qu’à la normale.»