Six entraîneurs sur la corde raide dans la LNH


Jonathan Bernier
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Rien ne va plus en Arizona où les Coyotes ont subi la défaite à leurs 12 derniers matchs (0-10-2). Néanmoins, André Tourigny semble bien en selle. En début de saison, Bill Armstrong lui a fait signer une prolongation de contrat de trois saisons.
Un peu comme Martin St-Louis, le sympathique entraîneur a hérité d’une formation en plein développement. On veut lui laisser le temps de la faire progresser. Ce n’est toutefois pas tous les entraîneurs qui bénéficieront de la même latitude. À sept semaines de la fin du calendrier, certains se retrouvent sur la corde raide.
Don Granato – Buffalo

Après 12 saisons sans y participer, on rêvait aux séries à Buffalo. À 24 matchs de la fin de la campagne, les Sabres peinent à maintenir un dossier de ,500. Sa prolongation de contrat, signée en octobre 2022, ne se mettra en branle qu’à compter de l’an prochain. Mais à 1,9 M$ pour chacune des deux prochaines années, un propriétaire avec les poches creuses n’hésitera pas à lui montrer le chemin de la sortie.
Sheldon Keefe – Toronto

Les Leafs ont sauvé l’emploi de leur entraîneur en parvenant enfin à remporter une ronde de séries. Keefe a signé une nouvelle entente de deux ans, l’été dernier, mais il n’est tout de même pas sorti de l’auberge. Avec tous les atouts qu’il y a dans sa formation, il devra les mener un peu plus loin pour prouver qu’il est toujours l’homme de la situation.
Pascal Vincent – Columbus

Il a été appelé à prendre la relève de Mike Babcock après l’épineux épisode des téléphones cellulaires. Une occasion pleinement méritée pour le Québécois qui roule sa bosse dans la LNH et la Ligue américaine depuis 2011. Ce qui joue contre lui, c’est que Jarmo Kekalainen, son principal allié à Columbus, a été relevé de ses fonctions de directeur général le 15 février. Sera-t-il l’homme de confiance du prochain DG? Au moins, il est sous contrat jusqu’à la saison prochaine.
Lindy Ruff – New Jersey

Lorsqu’un entraîneur reproche aux journalistes de mettre de la pression excessive sur ses joueurs, c’est peut-être qu’il est à court de solutions. Après avoir terminé au troisième rang dans l’Association de l’Est, les Devils risquent de rater les séries. À la défense de Ruff, il faut reconnaître que la situation devant le filet des Devils est pénible. Les Devils ont également subi plusieurs blessures à des joueurs clés. La prolongation de contrat qu’il a signé en début de saison joue en sa faveur.
Mike Sullivan – Pittsburgh

Les Penguins sont en danger de rater les séries éliminatoires pour un deuxième printemps consécutif. La grogne commence à se faire sentir dans la Ville de l’acier. Le hic, c’est que Sullivan a signé une prolongation de contrat de trois ans en août 2022. Entente qui sera effective à compter de l’automne prochain. Les 5,5 M$ qu’il touchera annuellement risquent de lui offrir un certain sursis.
Jacques Martin - Ottawa

La situation du vénérable entraîneur n’est pas la même que ses collègues nommés sur cette liste. Dès le moment où l’homme de 71 ans a remplacé DJ Smith, il était clair qu’il ne serait là que pour assurer la transition avant d’embaucher un réel successeur. Certains observateurs se demandent s’il n’est pas là en attendant que Daniel Alfredsson soit prêt à prendre les rênes de l’équipe.
Jusqu’ici, cette saison, six entraîneurs-chef ont perdu leur travail:
- Jay Woodcroft – Edmonton
- Dean Evason – Minnesota
- Craig Berube – St-Louis
- DJ Smith – Ottawa
- Lane Lambert – NY Islanders
- Todd McLellan – Los Angeles