La situation est toujours préoccupante à Matane alors que la COVID-19 s'est infiltrée dans une deuxième résidence pour personnes âgées dans les derniers jours.
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La santé publique rapporte maintenant 62 cas reliés à la résidence des Bâtisseurs de Matane, ainsi qu'un décès supplémentaire, ce qui porte le compte à trois décès depuis le début de l'éclosion mercredi dernier. La situation semble toutefois vouloir se stabiliser aux Bâtisseurs alors qu'aucun nouveau cas n'a été déclaré dans les deux derniers jours. Des tests de dépistage sont toujours en cours, tant chez les résidents que le personnel.
«La situation en Matanie, elle est sérieuse», a lancé le directeur de santé publique du Bas-Saint-Laurent, le Dr Sylvain Leduc, lors d'une mise au point sur la situation lundi après-midi.
À la Résidence des Sages de Matane qui peut accueillir 17 résidents, on dénombrait cinq cas, dont quatre chez des résidents. Une personne est actuellement hospitalisée.
«Nous n'avons trouvé à ce jour aucun lien commun entre les deux éclosions en Matanie. Le virus circule donc depuis un certain temps dans la région et donc la transmission est communautaire», a précisé M. Leduc.
Les autorités de la santé demandent à la population de continuer de réduire ses contacts et ses déplacements pour limiter la propagation et ainsi éviter un changement de niveau d'alerte.
«Il serait prématuré de dire que l'on n'a pas le contrôle, on travaille très fort pour le prendre, le garder. [...] Avec la collaboration de tous, nous pourrons maintenir le palier [orange] pour l'instant», a assuré le Dr Leduc.
Rimouski n'est pas en reste
Une éclosion a également été déclarée au groupe de médecine familiale universitaire (GMF-U) de Rimouski.
Trois employés du GMF-U ont reçu un résultat positif à la COVID-19 dans les derniers jours.
Puisque ces employés n'ont pas eu de contact avec les usagers, le risque de contagion est nul selon la santé publique.
La population coopère
Le maire de Matane, Jérôme Landry, a assuré mardi avoir une bonne collaboration de la population.
«La population réagit bien, il y a moins de circulation, on contrôle davantage le nombre de personnes dans les commerces et plusieurs organismes, notamment, ont pris des mesures de leur propre chef», a expliqué M. Landry.
L'effort demandé aux Matanais pourrait se prolonger au-delà du 15 novembre si les autorités de la santé jugent que c'est nécessaire.