Situation du Canadien: entre souhaits et réalité

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Avec juin qui s’amène samedi, vient le temps des rumeurs dans le monde du hockey et plus encore. À l’ère des réseaux sociaux, plein de sites axés sur la Ligue nationale y vont de propositions d’échange impliquant le Canadien.
Et quand ça touche au Tricolore, ça relève souvent de la haute voltige. Mais il n’y a pas de mal à ça. Le Canadien est roi et maître du sport à Montréal et au Québec.
Ce dont il faut tenir compte en ce moment, c’est que le Canadien est en mode reconstruction. Des amateurs disent qu’ils le sont depuis 30 ans, mais c’est faux. Avant l’arrivée du duo Gorton-Hughes, le Tricolore faisait du rapiéçage. Ce n’est pas pareil. C’est la première fois que cette organisation procède à une refonte de son effectif.
Il s’en trouve pour dire que les médias et le bon peuple gobent tout ce qui sort de la bouche des dirigeants de l’équipe. Oui, on doit être vigilants, mais il faut savoir reconnaître aussi les étapes inhérentes à un plan de relance.
Trop d’équipes devant
Ainsi, si vous me demandez si le Canadien prendra part aux séries l’an prochain, je vous répondrai qu’il n’en est pas encore là.
Pour ce faire, il lui faudrait déloger une des huit équipes qui se sont qualifiées dans l’Est cette année et devancer les Red Wings de Detroit, les Flyers de Philadelphie et les Penguins de Pittsburgh qui ont été de la course jusque dans le dernier droit cette année.
À moins que Kent Hughes déniche une perle rare via une transaction ou sur le marché des joueurs autonomes et encore là.
Quelles sont ses chances de mettre le grappin sur un Martin Necas, un Steven Stamkos, un Jake Guentzel, un Patrik Laine, un Sam Reinhart ou un Jonathan Marchessault?
Dans le cas de Necas, le désir de quitter le pittoresque décor de la Caroline est bien connu, mais les Hurricanes veulent obtenir du matériel de premier ordre.
Ça laisse peu de chance au Canadien dont le noyau offensif est formé pour l’instant de Nick Suzuki, Cole Caufield et Juraj Slafkovski. On peut penser aussi que les Hurricanes voudront remplacer Necas par un ailier au gabarit similaire. Necas fait six pieds deux pouces et 190 livres.
Le Tricolore regorge toutefois de jeunes défenseurs. Mais pas sûr que les Canes voudraient d’un Logan Mailloux, d’un Lane Hutson ou d’un David Reinbacher qui ont encore tout à prouver. Ils préféreraient probablement Kaiden Guhle.
Stamkos immuable
En ce qui a trait à Steven Stamkos, c’est vrai qu’il connaît bien Martin St-Louis pour avoir évolué à ses côtés. Mais il faut vivre dans la réalité d’aujourd’hui.
Stamkos est le cœur et l’âme du Lightning de Tampa Bay et Julien BriseBois estime que son équipe peut encore prétendre aux grands honneurs avec les joueurs vedettes qu’il a sous la main.
Du côté de la côte Atlantique de la Floride, comment les Panthers pourraient-ils ne pas offrir un nouveau contrat à Sam Reinhart, auteur de 57 buts cette saison?
Guentzel et Marchessault, s’ils ne restent pas en Caroline et à Vegas, voudront probablement grossir les rangs d’une formation aspirant à la coupe.
Patrik Laine?
Il a subi sa part de blessures ces dernières saisons et il a très peu joué cette année, s’étant inscrit au programme d’aide aux joueurs de l’Association des joueurs de la LNH.
Son contrat, qui est encore valide pour deux ans, compte pour 8,7 millions sur la masse salariale des Blue Jackets de Columbus. De plus, son entente est assortie d’une liste d’une dizaine d’équipes avec lesquelles il ne voudrait pas poursuivre sa carrière.
En meilleure position l’an prochain
La question qu’il faut se poser est celle-ci: Hughes est-il prêt à bouger au détriment de son plan de reconstruction?
J’en doute fort, mais il ira assurément chercher du renfort à l’attaque. Les prochaines semaines s’annoncent intéressantes et il en sera de même à pareille date l’an prochain.
Hughes disposera d’une plus grande latitude sur sa masse salariale alors que les contrats de Christian Dvorak (4,45 M$), David Savard (3,5 M$), Joel Armia (3,4 M$), Jack Evans (1,7 M$) et Johnathan Kovacevic (766 667$) seront arrivés à terme.