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Si on visait le «mix» juste avec Patrik Laine, c’est qu’on est dans le trouble

Photo portrait de Jean-Nicolas Blanchet

Jean-Nicolas Blanchet

2024-10-01T15:30:00Z

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Si la présence de Patrik Laine à Montréal était la seule façon d’être dans le «mix» cette année, ça veut dire que le Canadien n’aurait de toute façon pas été dans le «mix».

D'abord, l’histoire du «mix» ne date pas du tournoi de golf du Canadien avant le camp d’entraînement quand Patrik Laine venait d’être acquis.

Elle vient d’abord de Geoff Molson lors d’une entrevue avec Renaud Lavoie en avril dernier, bien avant l’arrivée de Laine. «On peut rêver d’être dans le mix l’an prochain», avait dit le président et chef de direction du club.

Il faut donc comprendre que le grand patron croit au «mix» même sans le compteur finlandais dans son équipe.

Photo MARTIN ALARIE
Photo MARTIN ALARIE

Aussi, il n’y a aucune logique à espérer passer d’un des pires clubs à une équipe qui fait la course aux séries avec l’acquisition d’un joueur qui nous a été donné. C’est insensé.

Un «nanane»

J’étais bien content de l’arrivée de Laine. Je suis convaincu qu’il aurait retrouvé sa touche. Il a raté beaucoup de matchs dans les dernières années, mais ce n’était jamais des blessures si inquiétantes pour son avenir. Néanmoins, ça reste un joueur donné. Ça ne fait pas partie du grand plan Gorton-Hughes. C’était juste un petit «nanane» imprévu pour les joueurs et les partisans. Personne de la direction ne comptait sur lui pour penser aux séries.

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Je peux bien croire, dans mon salon, que ça aurait été un succès, mais comme direction d’un club de la LNH, c’était un pari de donner 17,4 M$ à un joueur qui n’a pas joué une saison complète depuis cinq ans, qui n’a presque pas joué l’an dernier, qui a de grosses carences en défensive et qui a passé par le programme d’aide aux joueurs.

Même s’il devait être emballé comme moi, je suis convaincu que le duo Gorton-Hughes ne se disait pas que Laine était la clé pour l’accès à la course aux séries. Et si c’était le cas, je vous garantis que ça veut dire que le CH n’aurait de toute façon pas été dans le «mix».

La défensive dabord

Défensivement, le CH a été l'une des pires équipes de la ligue l’an dernier. Depuis 2020, en 174 matchs, Laine présente un différentiel de -58. Le différentiel, ça ne veut parfois rien dire. Quand ça ressemble à la température en Arctique, ça commence toutefois à être significatif. Bref, ce n’est pas Laine qui aurait aidé le CH pour ça.

C’est un gros pas de passer à l'un des pires clubs à une équipe qui se bat pour les séries. Ça va prendre beaucoup plus que Laine. Ce n’est pas un peu d’amélioration. C’est un désavantage numérique bien meilleur. C’est un deuxième trio digne de ce nom. C’est de la profondeur qui peut changer le match. Ce sont des défenseurs efficaces et constants.

Personne ne voit le Canadien vraiment dans la course cette année, sauf à Montréal. Je nous le souhaite. Ça rend nos hivers plus chaleureux. Mais si ça ne dépendait que de Patrik Laine, c’est qu’on est loin en batinse de la coupe aux lèvres. C’est plutôt ce que le jeune noyau que l’équipe est en train de faire grandir qui dictera le niveau de compétition de cette équipe.

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