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«Si on veut un été, il faut s’imposer des restrictions plus importantes»

TVA Nouvelles

2021-04-02T16:50:18Z

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La capacité de propagation rapide de la COVID-19 et de ses variants au Québec devrait-il pousser le gouvernement à reconfiner sévèrement la population, comme le demande un large groupe de médecins québécois?

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Pour l’experte en santé de LCN, Diane Lamarre, il est illusoire de penser que la métropole et tout le Québec pourront éviter la déferlante de la troisième vague qui est bien commencée. 

«Le gouvernement doit se demander si on doit fermer dans une semaine ou deux», juge la pharmacienne lors de son segment à Mario Dumont.  

«Le taux de reproduction du virus est de 1,4 il va monter à 1,5. Cela veut dire que pour cent nouveaux cas, en sept jours, ça fait 1700 nouveaux cas de plus. On voit qu’on se dirige vers ça. En une semaine seulement, ça devient majeur», montre Mme Lamarre. 

Elle observe que lorsque la province a atteint 2500 cas par jour en janvier dernier, il a fallu six semaines pour redescendre à 1000 cas par jour, avec des contraintes importantes. 

Selon elle, chaque journée qu’on perd allonge la durée d’un confinement serré éventuel, mettant en péril la saison estivale.

«Si on veut espérer garder l’été, il faut s’imposer tout de suite des restrictions plus importantes, on s’en félicitera probablement. [...] Chaque fois que ça explose dans une région, ça se répand très facilement. On ne peut pas penser qu’une région ou qu’une sous-région ne contaminera pas le reste du territoire», juge-t-elle.

Par ailleurs, le bilan de plus de 1300 cas constatés vendredi est-il vraiment conforme à la réalité?

«Ce ne sont pas de vrais chiffres, ce sont les gens qui ont été testés qui se sont rendus qui ont eu un test avec le résultat. On a probablement deux, trois quatre, cinq fois plus de personnes qui sont porteuses et peut-être asymptomatiques... ça va sortir dans trois-quatre jours», considère l’experte.  

Selon elle, le fait d’attendre avant d’imposer des mesures plus strictes donne une «chance au virus». 

Selon ses estimations, une semaine de plus à ne pas confiner la population ajoutera 4 à 5 semaines à un confinement éventuel en raison de la montée rapide du virus. 

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