«Si on s’aimait encore»: Jocelyn osera une transformation qui risque de faire jaser
«Si on s’aimait encore», du lundi au jeudi 19 h 30, TVA et TVA +
Marjolaine Simard
Partager
Comment rester en lien sans se perdre soi-même ni perdre l’autre ? C’est autour de cette question centrale que se poursuit l’aventure des quatre couples, toujours accompagnés par le regard bienveillant et lucide de Louise Sigouin. Elle revient avec nous sur cette deuxième semaine de démarche, marquée par des prises de conscience, des tensions et des rapprochements qui risquent, une fois de plus, d’alimenter les discussions.
• À lire aussi : Quand la maladie tisse un lien entre Julie Drolet et Julie Marceau
• À lire aussi : « Bonsoir bonsoir ! » dévoile ses premiers invités de la saison et ça commence fort
Marilyne, 33 ans, et Nicolas, 38 ans
Retrouver le couple amoureux

« Marilyne et Nicolas arrivent dans la démarche avec l’impression d’être solides, mais plus on avance, plus on découvre une accumulation de non-dits. Ils sont extrêmement compétents comme parents, leur organisation familiale tient la route malgré leurs six enfants, mais leur couple amoureux s’est effacé derrière ce grand projet familial », explique Louise Sigouin.

Marilyne est dans une dynamique très fusionnelle : elle a énormément d’attentes, elle est habitée par un grand besoin de connexion et de projet amoureux, mais elle n’arrive pas à le nommer clairement. Nicolas, de son côté, a besoin de moments à lui pour décompresser, mais on l’a vu, il a de la difficulté à l’exprimer sans culpabilité. Il a peur de blesser Marilyne. On voit donc une tension importante entre son besoin d’espace et celui de Marilyne de créer du “nous”. Ils sont dans une dynamique fusionnelle solitaire très marquée, où chacun peine à se rejoindre. Leur défi sera de recréer un espace amoureux, de se donner des moments à deux pour ne pas se perdre derrière leur rôle de parents. »
Jocelyn, 59 ans, et Denise, 56 ans
S’engager malgré la résistance

« Chez Jocelyn et Denise, on sent un réel désir de changement, mais aussi une grande résistance de Jocelyn. Il fait des efforts, mais il reste profondément tiraillé entre son besoin de liberté et les exigences de la relation. Il comprend ce qu’on lui demande, il se montre volontaire, mais ses comportements demeurent ambigus, notamment avec d’autres femmes, ce qui insécurise Denise. Explique Louise Sigouin. Pour provoquer un changement, j’ai choisi d’être plus ferme et de lui proposer des gestes concrets : mettre en pause ses relations ambiguës avec ses amies femmes, écrire une lettre à Denise sur les qualités qui on fait en sorte qu’il est avec elle et poser des actions concrètes pour lui faire plaisir. Denise, de son côté, est dans une posture de codépendance. Elle tolère beaucoup, s’adapte, se contente de peu, ce qui finit par l’épuiser. On est dans une dynamique dépendant-codépendant, marquée par l’instabilité et l’insécurité. La question demeure : Jocelyn sera-t-il capable de transformer ses intentions en actions durables ? »
Mélissa, 35 ans, et Vickens, 36 ans
Complicité et passage à l’action

« Mélissa et Vickens se distinguent par leur grande complicité et leur capacité à désamorcer les tensions avec humour et légèreté. Avec leurs enfants, ils forment une famille heureuse et adorable. Leur lien est fort, mais la procrastination de Vickens irrite Mélissa. Il en est conscient, mais il passe difficilement à l’action, ce qui crée une charge mentale importante pour Mélissa. Souligne Louise Sigouin. De son côté, Mélissa s’est beaucoup investie dans son rôle de mère, au point de s’oublier.

Elle ressent aujourd’hui un besoin de se retrouver comme femme, de prendre du temps pour elle. Ce qui est touchant, c’est que Vickens est capable de reconnaître ses torts. Il encourage même Mélissa à prendre soin d’elle, ce qui vient profondément la rejoindre. Leur défi sera de transformer ces prises de conscience en actions concrètes et d’installer de nouvelles habitudes pour rééquilibrer leur dynamique. »
Nathalie, 58 ans, et André, 60 ans
Réparer et se choisir à nouveau

« Ce couple s’aime encore, mais leur relation a été fragilisée par les habitudes et une certaine distance émotionnelle. Cette semaine, ils ont montré une grande vulnérabilité et une volonté sincère de se retrouver. À travers de petits gestes simples comme aller au restaurant, ils tentent de se reconnecter, mais des enjeux importants demeurent, comme l’absence de sexualité et l’espace conjugal envahi par la présence de leur immense chien dans le lit. Ils ont pris la décision que le chien dormira dorénavant dans sa cage pour qu’ils puissent se retrouver. Individuellement, chacun porte aussi son bagage.

On a constaté qu’André vit avec un sentiment d’inaccomplissement, tandis que Nathalie fait à peu près tout à la maison pour André, mais également pour leurs enfants adultes toujours à la maison. On voit deux personnes prêtes à déployer des efforts, mais qui auront besoin d’accompagnement pour avancer. Leur parcours montre qu’il n’est jamais trop tard pour se choisir à nouveau. »
La semaine prochaine
Alors que certains couples peinent à modifier leurs habitudes, Mélissa fait un grand pas vers la séduction et retrouve sa féminité. Jocelyn osera quant à lui une transformation mémorable qui risque de faire jaser.