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«Si ma réalité peut parler à d’autres, tant mieux», estime Catherine Fournier, qui n’hésite pas à utiliser les réseaux sociaux pour partager des réalités personnelles

Photo portrait de Frédérique De Simone

Frédérique De Simone

2026-01-24T02:00:00Z

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Très présente sur les réseaux sociaux, la mairesse de Longueuil, Catherine Fournier, ne voit pas l’utilisation des plateformes sociales comme un encombre à sa carrière de politicienne. Au contraire. 

Elle estime plutôt avoir trouvé un juste équilibre entre mener sa carrière de front et exposer des bribes de sa vie personnelle au fil de ses publications, y annonçant notamment, au cours des derniers mois, sa grossesse, y dévoilant le sexe de son enfant à naître ou encore y abordant son parcours en clinique de fertilité.

• À lire aussi: «Je ne veux pas faire uniquement ça de ma vie», dit Catherine Fournier, qui ne sait pas encore si elle briguera un troisième mandat

Photo Martin Chevalier
Photo Martin Chevalier

«Ça n’a pas de lien direct avec mes fonctions de mairesse, mais je sais que c’est quelque chose que vivent tellement de femmes, tellement de couples. [...] Je suis consciente de l’effet que ça a, mais c’est venu un peu naturellement, au fil de mon parcours, de décider de parler de choses plus personnelles», a-t-elle dit vendredi soir à l’émission Dans le blanc des yeux, consciente des retombées de ses partages sur les utilisateurs qui la suivent.

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«J’ai une plateforme, je suis capable de parler de certaines réalités, des réalités qui sont partagées par d’autres femmes. Des femmes qui ont toutes sortes de responsabilités dans la vie, pas seulement des fonctions professionnelles décisionnelles. Mais si ma réalité peut parler à d’autres femmes, et que je suis capable de la porter plus loin, tant mieux si ça peut aider», a exprimé la politicienne, qui aurait été une utilisatrice des réseaux sociaux de toute façon, politicienne ou non.

C’est d’ailleurs un peu pour cette raison qu’elle a accepté, il y a quelques années, de participer au documentaire de Vrai, Témoin C.F., qui la suivait au cœur de son parcours judiciaire et du procès qu’elle a intenté à son agresseur, Harold LeBel, a-t-elle expliqué à Sophie Durocher au cours de leur tête-à-tête.

Photo Martin Chevalier
Photo Martin Chevalier

A posteriori, avec du recul, Catherine Fournier reconnaît qu’être allée au bout de cette démarche – très traumatisante en soi – lui a permis de transformer le récit de son histoire en quelque chose de positif, malgré les commentaires désobligeants et les attaques.

«Si vous me donnez le choix, j’aurais simplement effacé ces événements-là: je ne les aurais jamais vécus, puis je n’aurais pas vécu tout le reste qui en a découlé», a-t-elle d’abord exprimé.

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«Le processus judiciaire, j’ai trouvé ça très, très difficile, mais avec le recul, puis le fait que j’ai pu reprendre le contrôle de mon histoire, de la partager, malgré les commentaires un peu dépassés qu’on a pu entendre, [ça a été positif]», a-t-elle poursuivi.

«J’ai tenté, en prenant la parole, de transformer deux événements traumatiques que j’ai vécus en quelque chose de positif. Quand je parle de deux événements, je parle de l’agression, mais aussi du fait que mon identité a été révélée contre mon gré, ce que j’ai vécu de façon assez traumatisante», a soutenu l’ex-députée péquiste.

En documentant publiquement son parcours devant les tribunaux, Catherine Fournier a contribué à faire connaître le processus judiciaire de l’intérieur, notamment auprès des victimes d’agressions sexuelles.

«J’ai aussi pris la parole dans toutes sortes de contextes. J’ai fait un balado avec le réseau des CAVAC pour vraiment expliquer le processus, pour qu’on sache un peu à quoi s’attendre avant de se lancer dans une telle démarche, parce que, moi, c’est ce que je trouvais qui manquait.»

Élever un garçon respectueux

Au cours de son entrevue avec Sophie Durocher, Catherine Fournier est brièvement revenue sur son parcours en clinique de fertilité et les grands découragements qui se sont succédé tout au long du processus.

La mairesse, qui accueillera son premier enfant en avril, a également avoué ressentir un grand vertige à l’idée de mettre un enfant au monde.

«Je veux tellement élever un homme respectueux. C’est mon plus grand objectif: élever une bonne personne et un garçon qui aura du respect envers tout le monde, envers les femmes. De le sensibiliser», a-t-elle confié.

  • Produite par QUB, l’émission Dans le blanc des yeux est diffusée à LCN tous les vendredis à 20 h ainsi qu’à QUB télé, en simultané à la radio numérique QUB, le samedi à 9 h et le dimanche à 16 h. Elle est aussi accessible «sur demande» à TVA+, en balado sur la plateforme qub.ca et sur la chaîne YouTube QUB.
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