«Si les gars m’avaient fait ça à l’époque...»: Patrick Roy n’était pas content après la victoire des Islanders

Jessica Lapinski
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Les Islanders de New York ont beau avoir empoché la victoire contre les Blackhawks de Chicago, jeudi, mais l’entraîneur-chef Patrick Roy était loin de se réjouir de la prestation de sa troupe, qui a selon lui laissé tomber le gardien Ilya Sorokin.
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«Je pense que les temps ont changé, parce que si les gars m’avaient fait ça à l’époque, j’aurais brisé un bâton dans le vestiaire», a lancé l’ancien gardien du Canadien et de l’Avalanche d’un ton ferme en point de presse, au terme de la rencontre.
«J’aurais été vraiment fâché de voir l’équipe jouer de cette façon devant moi, a-t-il poursuivi. [Sorokin] est un individu de première classe, un gentleman.»

Le gardien russe a cédé quatre fois en 30 lancers, dans cette victoire de 5 à 4 aux dépens de Connor Bedard et de sa bande.
Ils menaient 5 à 1...
Le hic, notamment, c’est que les Islanders menaient 5 à 1 en troisième période avant de plonger dans un profond sommeil. Ils ont accordé 14 tirs aux Blackhawks dans l’ultime vingt, leur permettant d’amorcer une remontée qui, heureusement pour les locaux, ne s’est pas concrétisée.
«On n’a pas compétitionné, on n’a pas bataillé devant notre filet dans les huit dernières minutes, a regretté Roy. On en a parlé [jeudi matin]. On doit être plus forts. Notre gardien mérite plus de respect.»
«Une victoire est une victoire»
«Nous avons l’un des meilleurs [gardiens] de ce sport, a-t-il ajouté. Il ne mérite pas ça. J’espère qu’on se sent mal. C’est mon cas, vraiment. On doit jouer durant les 60 minutes, et on doit jouer d’une certaine façon.»
Mais, a concédé le Québécois, «une victoire est une victoire». Celle-ci permet aux Islanders de renouer avec le seuil de la respectabilité, eux qui montrent maintenant une fiche de 12-12-7 depuis le début de la saison.
Ça n'a pas empêché l'organisation d'effectuer un peu de ménage en plaçant au ballottage les noms des attaquants Pierre Engvall et Oliver Wahlstrom. Les deux joueurs connaissent toutes sortes d'ennuis, particulièrement Engvall, qui a amorcé la saison dans la Ligue américaine. Le Suédois écoule seulement la deuxième saison d'un pacte de sept ans qui lui rapporte en moyenne 3 millions $.
Wahlstrom, quant à lui, n'a pas évolué dans les rangs mineurs depuis 2020. Il n'a que deux buts et deux mentions d'aide à son dossier en 27 matchs en 2024-2025.