«Si les Chiefs gagnent, ils seront la meilleure équipe de tous les temps», dit un ancien de la dynastie des Patriots


Stéphane Cadorette
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LA NOUVELLE-ORLÉANS | On l’a maintes fois répété, les Chiefs ne sont plus qu’à une victoire de devenir les premiers à remporter trois Super Bowl de suite. S’ils signent ce triplé, faudra-t-il les considérer comme la plus grande équipe de l’histoire? Oui, selon Julian Edelman, illustre ex-membre de la dynastie des Patriots.
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La salle d’entrevue pour la disponibilité média des analystes du réseau Fox était spécialement bondée de journalistes jeudi midi. Comme le veut la tradition annuelle, le diffuseur officiel du Super Bowl permet aux médias de rencontrer son équipe d’étoiles.
Tous attendaient de pied ferme un certain Tom Brady, mais le réseau a fait savoir au dernier moment que sa grande vedette n’y serait pas. Contrairement à tous ceux dans sa chaise qui défilent devant les caméras année après année, Brady était trop occupé, semble-t-il.
Dommage, mais ce sont entre autres ses anciens coéquipiers avec les Patriots Julian Edelman et Rob Gronkowski qui ont bien saisi le ballon au bond.
On pourrait croire que ces Patriots devant L’Éternel, protégeant l’image immortelle de leur propre dynastie, pourraient avoir tendance à bouder celle des Chiefs. Mais non, pas du tout, en fait!
«Je ne prends pour personne. Je prends pour le football. Je ne serai jamais un hater et je crois que ce qu’ils sont en train de réaliser est incroyable. Si les Chiefs gagnent, ils seront la meilleure équipe de tous les temps», a fait valoir l’ancien receveur Edelman, bon prince.
Deux bonnes issues

Pour Edelman, d’une façon ou d’une autre, les amateurs seront servis par le duel opposant les Chiefs aux Eagles.
« Ce serait génial un triplé des Chiefs, tout comme ce serait génial pour Philly de gagner. Ils pourraient les battre et ce sont aussi eux qui nous ont vaincus au Super Bowl [2017] avec leur mentalité de négligés à la Rocky. D’une façon ou d’une autre, ce sera fantastique», a-t-il souri.
S’il y en a un qui peut comprendre la vague de mécontentement qui frappe tout ce qui touche aux Chiefs, c’est Edelman.
«Quand je suis arrivé en Nouvelle-Angleterre, j’étais automatiquement un vilain parce que l’équipe avait déjà gagné trois Super Bowl. En 2014, quand on a gagné notre premier Super Bowl comme deuxième génération de champions chez les Patriots, c’est là qu’on a vraiment senti que les gens nous détestaient encore plus», s’est-il remémoré.
Pour lui, cependant, les Chiefs sont à l’image des Patriots, au sens où ils ont fait le nécessaire pour éviter de stagner.
«La plus grande similitude, c’est qu’ils ont réussi comme nous à évoluer selon leur personnel. Ils ont 49 séquences offensives de 10 jeux ou plus cette saison. Ils contrôlent des matchs et ont changé leur identité complètement. Ils étaient l’attaque sexy qui lance des bombes à Tyreek Hill et ils sont devenus une équipe qui se contente de prendre ce que la défense lui offre. C’est un peu comme nous, quand on est passé de notre ère de 2007 avec Randy Moss à la suite», a-t-il expliqué.
Le «Gronk» n’est pas jaloux

Rob Gronkowski, toujours aussi flamboyant depuis qu’il a troqué le vestiaire contre le studio, ne semble pas le moindrement envieux des succès des Chiefs.
«Non, vraiment pas, a-t-il confirmé. Je pense que c’est important d’apprécier ce qu’ils sont en train d’accomplir. Nous avons eu notre temps sous les projecteurs», a-t-il enchaîné.
L’ancien ailier rapproché, quatre fois champion du Super Bowl, assure qu’il ne sera jamais du genre à dénigrer les Chiefs ou à insinuer que l’arbitrage les favorise.
«J’aime voir ce que les Chiefs font parce que je sais très bien tout ce que ça implique en termes de travail, de dévouement et de temps pour devenir aussi bon.
«Pour atteindre toutes ces finales de conférence, pour remporter deux Super Bowl de suite et pour avoir l’occasion d’en gagner un troisième de suite, ils doivent être des exemples à suivre à tous les niveaux. Pour gagner autant, il faut faire attention aux moindres détails. Il faut aussi avoir un excellent entraîneur, un excellent quart-arrière et... un excellent ailier rapproché», s’est amusé «Gronk», qui n’en rate jamais une.