Si ce n’était pas Martin, ça beuglerait pour Patrick

Jean-Nicolas Blanchet
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Si ce n’était pas Martin St-Louis qui coachait le Canadien, je pense qu’il y aurait un méchant paquet d’amateurs qui souhaiteraient voir Patrick Roy derrière le banc.
Imaginons que Martin St-Louis ait décidé de se lancer dans une carrière de pickleball et que Kent Hughes ait donné la chance à un jeune entraîneur québécois pour remplacer Dominique Ducharme en février 2022.
Imaginons que le CH ait le même rendement qu’avec St-Louis. Mais que ce jeune coach dégage moins de confiance, est plus souvent critiqué, est plus facile à attaquer et est moins bon pour se défendre.
On voit la porte vers la Coupe s’ouvrir pour de vrai pour la première fois en trois décennies et on n’est pas convaincu à 100% que ça doit être avec ce jeune coach-là.
Je vous le dis, moi le premier, je me dirais que ça prendrait Patrick Roy pour arriver à la parade sur Sainte-Catherine.
J’aime peut-être trop les films, la nostalgie et Lance et Compte, mais ça se tiendrait.
Mais là, on ne panique pas. Tout est beau avec Martin St-Louis. C’est le meilleur coup de Kent Hughes à mon avis et un des meilleurs coups du Canadien depuis très longtemps.
Pas de sens
Mon point n’est pas de dévaloriser St-Louis. C’est plutôt de valoriser Patrick Roy.
Ça n’a aucun sens, ce qu’il est encore en train de faire avec son club tellement ordinaire.
Je le réécris encore: ça ne marche pas que Patrick Roy coache les Islanders. C’est bizarre de le voir avec ces couleurs-là. Pour lui, c’est sûrement bien parfait. Mais c’est comme si Pierre Lambert était allé jouer pour Anaheim et non le National de Québec.
Je sais que la vie n’est pas un film. Mais batinse que ça aurait été divertissant de le voir dans un marché plus rival du Canadien.
Si Roy parvient à faire ce qu’il fait avec les Islanders, imaginez avec les Leafs et les Sénateurs, qui sont tellement meilleurs que ce qu’ils affichent, à mon avis.
L’émotion serait tellement dans le piton. Pour tout le monde. La LNH, c’est du divertissement. Du spectacle. On en aurait sur un méchant temps!
Pendant ce temps-là, Ottawa sous performe avec des DJ Smith et Travis Green.
Toronto continue d’être allergique à la victoire avec des Craig Berube et Sheldon Keefe.
Si Roy était ordinaire ou qu’il s’emballait derrière son banc, je comprendrais Toronto et Ottawa de l’avoir échappé.
Ordinaires et extraordinaires
Mais ce n’est pas ça.
Il est arrivé il y a deux ans. Son club était mauvais. Mais il a fait les séries avec ses Islanders en ne perdant aucun des huit derniers matchs en temps régulier.
L’an passé, la direction a enfin réalisé qu’il fallait rebâtir.
Là, les Islanders devaient être très mauvais. Mais ils sont troisièmes de la conférence. Ils sont devant Tampa, le Canadien, les Devils...
Ils se sont farci l’Avalanche et le Lightning la semaine passée. J’en suis encore stupéfait. Les parieurs aussi.
J’aimais bien Emil Heineman à Montréal. Mais il joue sur un top 6 présentement.
Anders Lee est sur le point d’avoir des rabais pour l’âge d’or dans certains magasins.
Bo Horvat roule sur un rythme de 46 buts sur 82 matchs. Il n’en a jamais fait plus de 33.
Kyle Palmieri et Alexander Romanov sont sûrement finis pour la saison, mais ça ne paraît pas.
Je peux bien croire qu’ils ont Mathew Barzal et Matthew Schaefer. Mais un n’aime pas trop les coins tandis que l’autre vient d’avoir son permis de conduire.
Bref, des Islanders ordinaires sont rendus extraordinaires. Patrick Roy et son adjoint, Benoit Desrosiers, ont peut-être quelque chose à voir là-dedans.
Je serais étonné que ça dure. Mais je sais que Roy lit parfois Le Journal et sera piqué de lire ça.
C’est juste pour voir s’il est capable de maintenir ce rythme.