Si c’est la défense qui gagne des championnats, oubliez les Oilers


Jonathan Bernier
Partager
EDMONTON | Si ce que l’on dit est vrai, que c’est la défense qui gagne les championnats, ça ne sera pas cette année pour les Oilers. En tout cas, pas de la façon dont ils se sont comportés dimanche soir.
• À lire aussi: Défaite des Oilers, malgré 44 tirs sur le filet des Canucks: «On aurait dû gagner» –Leon Draisaitl
• À lire aussi: Comme les Québécois du Canadien, Brett Kulak ose rêver grand
Trop d’erreurs commises en territoire défensif ont permis à Brock Boeser et Elias Lindholm d’enregistrer un doublé chacun. Une contribution qui a mis la table à une victoire de 4 à 3 des Canucks. Avec ce gain, Vancouver prend les devants 2 à 1 dans cette série.

Au sommet de la liste des bourdes se trouvent une couverture déficiente de Connor McDavid et un revirement mortel de Warren Foegele qui ont permis à Boeser de marquer les deux buts offrant aux Canucks une avance qu’ils n’allaient plus perdre.
Qui dit défense dit également gardien de but. Disons que Stuart Skinner n’a rien fait pour aider la cause de son équipe. Il a cédé quatre fois sur 15 tirs, dont un sur les quatre lancers qu’il a affrontés en deuxième, alors que ses coéquipiers étaient parvenus à se ressaisir.
Jugeant qu’il en avait suffisamment vu, Kris Knoblauch a choisi d’envoyer Calvin Pickard dans la mêlée en troisième période.
D’ailleurs, depuis le début des séries, Skinner présente une ronflante moyenne de buts alloués de 3,22 et un triste taux d’efficacité de ,877.
- Écoutez le segment sportif avec Jean-François Baril via QUB :
Silovs, le Séraphin
Après le match, l’entraîneur-chef des Oilers n’a pas repoussé l’idée de remettre Pickard dans l’action lors du quatrième match.
«On ne prendra pas de décision à chaud. Demain [lundi], on va se rencontrer, l’équipe d’entraîneurs, pour en discuter et prendre une décision», a indiqué Knoblauch, après la rencontre.
Pendant ce temps, Arturs Silovs, fumant avec 41 arrêts, s’est montré aussi avare que Séraphin. Dans le rôle de Donalda, Leon Draisaitl, qui a tenté à plusieurs reprises de faire plier le gardien letton.

L’ancien gardien des Lions de Trois-Rivières lui a fermé la porte au nez à de nombreuses occasions. En fait, c’est arrivé tellement souvent que Silovs a demandé à un collègue de quel arrêt il parlait lorsqu’il lui a posé une question à propos de l’une de ses prouesses face à Draisaitl.
« Les gars m’ont sauvé lors du premier match, alors je me sentais redevable envers eux, a indiqué Silovs. En plus, ce soir, ils ont affiché beaucoup de résilience. Ils se sont placés dans les lignes de tir, ils en ont bloqué. Il faut également leur donner crédit.»
Les limites de l’attaque massive
Il n’y a qu’en supériorité numérique que Draisaitl a pu profiter d’une ouverture.
D’ailleurs, l’attaque massive sera peut-être la planche de salut des Oilers. La troupe de Knoblauch a inscrit deux de ses trois buts lorsqu’elle évoluait avec l’avantage d’un homme.
Depuis le début des séries, l’attaque massive des Oilers roule à un train d’enfer. Elle a maintenant marqué 13 buts en 28 occasions, pour un impressionnant pourcentage de réussite de 46,4%.
Sauf qu’en série, on ne peut se fier uniquement à cette arme. Il viendra un temps, tôt ou tard, où les arbitres souffriront d’ankylose des bras. C’est de même depuis que le monde est monde.
À coups de bâton
La rencontre s’est quelque peu terminée dans le tumulte. Au son de la sirène, Nikita Zadorov et Carson Soucy ont servi des doubles-échecs simultanés à McDavid. Le premier dans le dos et le second près du menton.
Le capitaine des Oilers ne s’était pas fait prier pour asséner un coup de bâton bien senti dans les jambes de Soucy.
Sur la séquence, seul Soucy s’est vu décerner une punition mineure.