Shea Weber s’excuse pour son silence
TVA Sports et Dave Lévesque
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Shea Weber ne pouvait plus jouer au hockey même s’il avait voulu continuer et ça lui a fait mal autant mentalement que physiquement. Sa sélection au Temple de la renommée est donc un baume.
L’ancien défenseur du Canadien discutait avec les médias jeudi dans le cadre d’une visioconférence organisée par le Temple de la renommée du hockey lorsqu'il a jeté un nouvel éclairage sur sa blessure au pied et à la cheville gauche.
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«Il y a des journées où je ne pouvais pas sortir du lit, où je ne pouvais pas marcher. Je ne veux pas parler de la quantité de médicaments que j’ai consommés parce que ça s’accumulait», a-t-il avoué en ajoutant que c’est après la finale contre le Lightning de Tampa Bay en 2021 que tout s’est confirmé.
«Pour être honnête, je savais à peu près à mi-chemin dans la saison que ça serait la fin pour moi. Quand j’ai rencontré les médecins à la fin de la saison, ils ont confirmé comment je me sentais. Je pense que c’était pire deux semaines après la fin des séries parce que l’adrénaline était retombée.»
Dur mentalement
Weber, qui a joué 16 saisons dans la LNH dont 5 à Montréal, a trouvé la fin abrupte de sa carrière plutôt ardue.
«Mentalement, ça n’allait pas et physiquement non plus. Je savais que je ne pouvais plus jouer et ça me frustrait. Mon agent m’appelait pour savoir ce qui se passait, mais je ne voulais parler à personne, que ce soit la famille, les amis, les journalistes ou les autres. Je suis désolé pour cela, ce n’était pas intentionnel», a-t-il affirmé.
«J’aurais préféré jouer encore et être moi-même. Or, soudainement, il faut arrêter tout cela. Mais bon, je suis maintenant plus impliqué avec les enfants et je peux faire des trucs davantage pour moi-même.»
C’est en s’impliquant dans les activités sportives de ses enfants qu’il est parvenu à se sortir du trou noir dans lequel il s’était enfoncé.
Un choc
Pour en revenir à son intronisation au Temple de renommée, Weber admet qu’il a eu les jambes sciées quand il a appris la nouvelle alors qu’il se trouvait sur un terrain de golf.
«C’est toujours un choc. J’ai encore du mal à y croire. Quand j’ai reçu l’appel, je suis tombé à genoux sur le terrain de golf. J’étais avec mon beau-père et mes deux beaux-frères. Je n’étais pas censé leur dire à ce moment-là, mais je pense qu’ils ont compris ce qui se passait.»
Il a ensuite appelé son père et Weber, qui est généralement un homme de peu d’émotion, a flanché.
«Je ne pouvais même pas lui parler, je sanglotais. Je l’ai rappelé plus tard en soirée et nous avons pu avoir une longue discussion. Avec ma mère qui n’est plus là, je lui ai dit à quel point ils nous avaient beaucoup donné à mon frère et moi.»
Avec l’Utah
On a tendance à l’oublier, mais le contrat de Weber, qui est encore valide pour deux saisons, est passé du Canadien aux Golden Knights de Vegas qui l’ont ensuite refilé aux Coyotes de l’Arizona. Chaque fois, il s’est impliqué et il ne détesterait pas continuer à œuvrer dans le hockey.
«J’ai aidé un peu Montréal avec le dépistage et après l’échange à Vegas, j’ai aussi aidé là-bas. Après trois équipes sans avoir joué, j’ai posé mes valises. Mais je vais aller en Utah pour le camp de développement.
«Je ne sais pas encore ce qui m’attend. Je vais rencontrer tout le monde et je vais voir si ça clique ou s’il y a un poste pour moi», a-t-il indiqué en ajoutant qu’il ne se voyait pas comme entraîneur.
«J’entraîne déjà beaucoup au hockey mineur en ce moment, c’est une partie importante de ma vie et j’adore tout ce temps que je passe avec mes enfants.»
Des discussions avec Price et Suzuki
Weber a aussi parlé de son ancien comparse chez le Canadien Carey Price, ainsi que de l’attaquant Nick Suzuki. Au sujet du premier, il estime sans surprise qu’il a entièrement sa place au Temple.
Quant au second, l’ex-capitaine de la Sainte-Flanelle a sorti l’encensoir envers son successeur. Pour lui, la nomination de Suzuki à titre de capitaine était une évidence.
«Nous sommes encore en contact; on s’est d’ailleurs parlé aujourd’hui! Il est très occupé en Italie [NDLR : Suzuki a assisté au mariage de Josh Anderson]. C’est un jeune meneur, la qualité de son jeu et son leadership parlent d’eux-mêmes, a-t-il dit. Dès le début, il possédait tous les atouts pour devenir capitaine. En dépit de son âge, il se développe rapidement et adopte un comportement professionnel. Il est plus en confiance et il est respectueux, ce qui ne l’empêche pas de poser des questions utiles.»